Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 09:50

RFI

vendredi 25 décembre 2009

Monseigneur Samuel Kleda, cardinal-archevêque de Douala, successeur du cardinal Tumi

Par Christophe Boisbouvier

« Quand on s'appuie sur le Seigneur, on ne peut pas avoir peur. Je sais que je ne peux pas me comparer au cardinal Tumi, mais le peu que le Seigneur m'a donné, j'essaierai de le mettre au service du peuple confié à ma sollicitude pastorale. »

Pas facile de succéder à un monument de l'Eglise catholique comme le cardinal-archevêque de Douala, Monseigneur Tumi. Depuis le 17 novembre dernier, Christian Toumi est à la retraite, et c'est Samuel Kleda, 51 ans, qui dirige à présent l'archevêché de la grande métropole camerounaise. Comment relever un tel défi ? En ce jour de Noël, celui qui aime se faire appeler « Monseigneur Samuel » accorde sa première interview à RFI.





Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 10:08
Transmis par Gérard Warenghem (nov 2009)

Le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 27 avril 2010 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a annoncé jeudi celle-ci.

 
Jean-Pierre Bemba, 47 ans, est accusé notamment de meurtres, viols et pillages commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique. La milice était venue y appuyer le président centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé, pour contrer un coup d'Etat.


--------------------------------

Mai 2008

L'arrestation de Jean Pierre Bemba donne l'occasion de parler de la Cour Pénale Internationale et de l'Observatoire International de l'usage du viol comme tactique de guerre

Voir : http://www.viol-tactique-de-guerre.org/


L'ACAT fait partie de cet Observatoire.

RFI, le 27 mai 2008, interview de Béatrice Le Frapper  :

Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 10:45

APPEL URGENT

 

Tchad : http://www.acatfrance.fr/appel_urgent_detail.php?id=148

 

 

 -----------------------------


APPEL DU MOIS

 

Guinée Equatoriale : http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php

 

 

 


---------------------------

ACTUALITES

 

Cameroun : http://www.acatfrance.fr/actualites.php#Cameroun-:-un-an-apres-la-repression

 

 

RFI - Invité Afrique du 25/02/2009


Madeleine Affité, responsable à Douala de l'ACAT, l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture.

 

C'était il y a un an, jour pour jour. Le 25 février 2008, des émeutes éclataient dans toutes les grandes villes du Cameroun. La répression allait être féroce. Plusieurs dizaines de morts en cinq jours, peut-être plus de cent ! Aujourd'hui, l'Observatoire national des droits de l'homme du Cameroun réclame une commission d'enquête. Madeleine Affité est l'une de ses membres. A Douala, elle dirige l'ACAT, l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture.

 




« Cameroun – 25/29 février 2008 – une répression sanglante à huis clos »

Retour sur les faits un an après

 

 

Télécharger le rapport sur :  
http://www.acatfrance.fr/actualites.php#Cameroun-:-un-an-apres-la-repression


Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 17:30

Ethiopie

 

Birtukan Mideksa, dirigeante d'un parti d'opposition, a été arrêtée le 28 décembre. Elle est détenue sans inculpation et maintenue à l'isolement depuis cette date. Elle a entamé une grève de la faim, n'absorbant plus que des aliments liquides, afin de protester contre sa détention.
Sa famille proche est autorisée à lui rendre visite, mais Birtukan Mideksa n'a pu bénéficier ni des services d'un avocat, ni de soins médicaux. Elle est incarcérée à la prison de Kaliti, à la périphérie d'Addis-Abeba, dans une cellule de 2 mètres carrés où, selon d'anciens détenus, il fait souvent une chaleur insupportable.
En raison de son isolement, on craint qu'elle ne soit torturée et subisse d'autres formes de mauvais traitements.
Amnesty International considère cette femme comme une prisonnière d'opinion, arrêtée pour le simple fait d'avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et d'association.

Lire la suite sur :
  

http://www.acat.ch/dcs/users/76/AU%202009-01%20Info%20F%20Ethiopie_Guatemala.pdf



Quand on parle de Birtukan Mideksa sur RFI :


 
Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 14:34



GABON

ARRESTATION DE LEADERS CIVILS DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Apres des heures d'interrogatoire et six jours de détention,
incertitudes sur leur sort.

Les 30 et 31 décembre 2008, cinq acteurs de la société civile gabonaise ont été arrêtes à Libreville par des agents des services de renseignement et conduits dans les locaux de la police judiciaire de la ville.

L'arrestation, sans fondement légal faute de mandat, de citoyens dont Ie dénominateur commun est I'engagement sur Ie thème de la bonne gouvernance et de la transparence financière est contra ire à tous les engagements internationaux pris par Ie Gabon.

Gregory Ngbwa Mintsa, plaignant dans I'affaire des Biens Mal Acquis initiée en France1 ;

Marc Ona Essangui, Coordinateur pour Ie Gabon de la campagne « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP) qui milite pour une gestion transparente des revenus des industries extractives;
 

Georges Mpaga, Président du Réseau des Organisations Libres de la Bonne Gouvernance au Gabon (ROLBG) ;

Dieudonné Koungou, journaliste au bimensuel privé Tendance Gabon;

Gaston Asseko, Directeur technique de la radio Sainte-Marie appartenant àl'Eglise catholique.


Cela fait donc six jours qu'ils sont détenus sans avoir eu la possibilité de s'entretenir avec un avocat et alors même que I'on ne connait toujours pas la nature des charges retenues a leur encontre. Selon les informations que nous avons reçues de proches des détenus, ils sont incarcérés dans des conditions très préoccupantes.2


Le droit à la sûreté personnelle, la liberté d'expression et la liberté d'association constituent des droits fondamentaux de I'individu au sein de toute collectivité organisée. Ces droits sont proclamés par Ie Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté en 1966 par l'Assemblée générale des Nations Unies et ratifié par Ie Gabon. La Constitution gabonaise garantit par ailleurs que nul ne peut être détenu arbitrairement. En outre, la Déclaration sur les défenseurs des droits de I'Homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies Ie 9 décembre 1998, et plus particulièrement son article 8.2 prévoit notamment « le droit, individuellement ou en association avec d'autres, de soumettre aux organes et institutions de l'Etat, ainsi qu'aux organismes s'occupant des affaires publiques, des critiques et propositions touchant I‘amélioration de leur fonctionnement, et de signaler tout aspect de leur travail qui risque d'entraver au empêcher la promotion, la protection et la réalisation des droits de I'Homme et des libertés fondamentales ».


Les organisations signataires réitèrent leur demande de libération immédiate et inconditionnelle de Messieurs Gregory Ngbwa Mintsa, Marc Ona Essangui, Georges Mpaga, Dieudonné Koungou et Gaston Asseko. Elles en appellent à tous les acteurs de la communauté internationale pour que soit mis un terme aux persécutions exercées sur ces personnes. Le seul tort de ces hommes est de réclamer I'application au Gabon des règles de bonne gouvernance édictées par les institutions internationales auxquelles Ie pays adhère, c'est•à•dire la transparence et la probité dans la gestion des deniers publics.


 

CONTACTS PRESSE :


Association Sherpa

Maitre Bourdon (avocat de M. Gregory Ngbwa Mintsa) 06 08 45 55 46 ; Yann Queinnec 06 13 30 36 57 Maud Perdriel-Vaissiere 06 83 87 97 34


Transparence-International (France)

Myriam Savy , Daniel Lebegue 06 87 88 53 07; Julien Colli 06 72 07 28 65


Publiez Ce Que Vous Payez (France) Michel Roy 06 07 99 34 60


Federation internationale des Iigues des droits de I'Homme (FIDH)
Gael Grilhot / Karine Appy 1+ 33 1 43 55 25 18


Organisation mondiale contre la torture (OMCT) Delphine Reculeau + 41 22 809 49 39


Amnesty International France
Aurélie Chatelard , Laure Delattre 01 53 38 65 77 06 76 94 37 05

 


NOTES

1. Plainte déposée devant les juridictions françaises Ie 2 décembre 2008 contre trois chefs d'Etat, dont Monsieur Omar Bongo Ondimba, Président du Gabon, ainsi que les membres de leur entourage pour recel de détournement de fonds publics.

2 . Selon leurs proches, Gregory Ngbwa Mintsa souffre d'œdèmes sur les membres inferieurs. Les autres sont détenus torses nus dans un sous-sol humide. Nous n'avons aucune garantie que Gaston Asseko prend correctement son traitement postopératoire. Les familles peuvent leur apporte à manger sans moyen de savoir si la nourriture arrive à destination.

Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:25

Le 23 mai 2008, entendu sur RFI :

- Visite de Sarkozy en Angola :


 - Interview de Clément Boursin,  chargé de mission Afrique, ACAT-France


Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:15

 29 avril 2008

Détérioration de la situation au Burundi :
déclaration de l'ACAT-Burundi,
de l'ACAT-France
et de la FIACAT

 

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture - Burundi (ACAT-Burundi), France (ACAT-France) et la Fédération internationale de l'ACAT (FIACAT) sont gravement préoccupées par le risque de reprise du conflit au Burundi et des conséquences négatives que cela pourrait avoir sur le processus de paix actuel ainsi que sur la situation générale des droits de l'homme dans le pays.

Depuis le 17 avril 2008, les combattants du PALIPEHUTU-FNL (Forces nationales de libération (FNL) ont lancé une offensive militaire sur Bujumbura et dans  certaines provinces rurales, occasionnant un regain d'insécurité pour les populations civiles qui y vivent.

Les affrontements ne cessent de faire chaque jour des victimes. En une semaine, ils ont fait des dizaines de morts et de blessés et déplacé plusieurs milliers de personnes.

La capitale Bujumbura a subi des bombardements nocturnes à plusieurs reprises, occasionnant des dégâts matériels importants, dont notamment la destruction d'une partie de la représentation du Vatican, le 22 avril dernier.

Les FNL et le gouvernement se rejettent mutuellement la responsabilité de la reprise des hostilités, résultat de dissensions importantes à propos de l'application de l'accord de cessez-le-feu signé le 7 septembre 2006 en Tanzanie.

La reprise des hostilités a ravivé le spectre de la guerre au sein de la population et fait réapparaître la peur alors que le peuple burundais aspire à la paix.

Le peuple burundais a suffisamment souffert et ne pourra pas supporter la reprise de la guerre.  Il revient donc à chaque partie au conflit de surpasser la suspicion et la méfiance du camp adverse et d'adopter une attitude de tolérance et de dialogue, afin de faire prévaloir l'intérêt général de reconstruction et de développement du Burundi.

L'ACAT-Burundi, l'ACAT-France et la FIACAT exhortent en conséquence les belligérants à :

  • mettre un terme aux affrontements et bombardements et à respecter scrupuleusement le cessez-le-feu conclu le 7 septembre 2006;
  • garantir en toutes circonstances la sécurité des populations civiles;
  • reprendre immédiatement le dialogue, notamment dans le cadre du mécanisme conjoint de vérification et de suivi du cessez-le-feu.

 

L'ACAT-Burundi, l'ACAT-France et la FIACAT appellent tous les acteurs politiques burundais à la retenue, au dialogue et à la concertation. 

L'ACAT-Burundi, l'ACAT-France et la FIACAT demandent à la communauté internationale de :

  • tout entreprendre pour une cessation immédiate des hostilités et pour que les belligérants reprennent des pourparlers de paix sans délais, le cas échéant en envisageant des sanctions économiques et autres.

    Contacts :

ACAT-Burundi - Tél : 00 (257) 82 96 90 - acatburundi@yahoo.fr 

ACAT-France - Tél : 00 (33) 1 40 40 02 11 - clement.boursin@acatfrance.fr

FIACAT - Tél : 00 (33) 1 42 80 01 60 - fiacat@fiacat.org

Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:12

His Excellency Mr Umaru Musa Yar'Adua

President of Nigeria
The Presidency
Federal Secretariat
Abuja
Nigeria

Fax : 00.234.931.410.61 / 00.234.923.475.46

 

Paris, le 29 avril 2008

 

Objet : appel à la libération de Patrick Okoroafor

 

Monsieur le Président,

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France) est vivement préoccupée par la situation de Monsieur Patrick Okoroafor, emprisonné depuis mai 1995, à l'âge de 14 ans, et dont l'état de santé, selon les autorités pénitentiaires, est alarmant.

M. Patrick Okoroafor a été condamné à mort en 1997, pour un vol qu'il a toujours nié. Il n'a pas eu le droit de faire appel de sa condamnation.

Bien que les autorités aient commué sa peine en réclusion à perpétuité, en juillet 1997, puis déclaré, en 2001, que la sentence prononcée à son encontre était « illégale, nulle et non avenue », il n'a pas été remis en liberté.

Après avoir passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, M. Patrick Okoroafor reste maintenu en détention dans la prison d'Aba, dans l'Etat d'Abia, pour une durée indéterminée.

L'ACAT-France se joint à l'Association du barreau nigérian pour vous prier, Monsieur le Président, de compléter la mesure de clémence dont M. Patrick Okoroafor a bénéficié en 1997, par sa libération et par la délivrance urgente des soins médicaux que son état nécessite.

Nous vous remercions et vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

 

Clément Boursin
Chargé de mission Afrique

 Copie : Ambassade du Nigeria en France ; Fax : 01.47.04.47.54

 Contact : Clément Boursin, Chargé de mission Afrique, ACAT-France, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris, Fax : 01.40.40.42.44, clement.boursin@acatfrance.fr

Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:10

S.E.M. Omar BONGO ONDIMBA

Président de la République Gabonaise
Présidence de la République
B.P.546 Libreville
Gabon

 

Paris, le 29 avril 2008

Objet : violences policières et atteintes à la liberté d'expression

 

Monsieur le Président

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France) s'inquiète devant la multiplication des gestes de brutalité exécutés par la brigade antiémeute appartenant à la police gabonaise au cours de manifestations pacifiques de la société civile.

Le 25 avril 2008, à Libreville, des policiers ont violemment agressé Monsieur Jean-Robert Menié, porte-parole de la coalition de la société civile « Equité et Qualité » qui dirigeait la marche contre la vie chère.

Monsieur Claude Abda Mboula, cameraman de la chaîne privée « TeleAfrica » qui filmait la scène, a également été violemment molesté par des policiers et a dû être conduit à l'hôpital de Libreville pour être soigné pour une perforation du poumon et la fracture de trois côtes.

Les précédentes violences policières contre les journalistes gabonais n'ont jamais fait l'objet de sanctions, ni suscité la réaction du Conseil national de la Communication (CNC). Ce climat d'impunité ne peut que conduire les forces de l'ordre à multiplier les agressions.

L'ACAT-France vous avait écrit le 26 septembre 2007 pour vous remercier pour votre action en faveur de l'abolition de la peine de mort dans le monde.

Dans les circonstances actuelles, l'ACAT-France vous prie de poursuivre les réformes en faveur de la dignité humaine et des droits de l'Homme au Gabon en prenant les mesures nécessaires pour que cessent les brutalités policières à l'encontre des membres de la société civile et pour que la société civile puisse s'exprimer librement et manifester paisiblement sans risquer des violences policières.

Dans cette attente, nous vous remercions et vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

Clément Boursin
Chargé de Mission Afrique
Copie : Ambassade du Gabon en France, Fax : 01.72.81.05.89

 

Contact : Clément Boursin, Chargé de mission Afrique, ACAT-France, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris, Fax : 01.40.40.42.44, clement.boursin@acatfrance.fr

Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:05

  COMMUNIQUÉ DE PRESSE                                                                                                                22/4/08

 

République Démocratique du Congo :

Menaces de mort à l'encontre des observateurs et avocats de la défense au procès Maheshe

 

Nos organisations, alertées des pressions exercées à l'encontre des observateurs nationaux et internationaux au procès en appel de l'affaire Maheshe condamnent les menaces de mort reçues depuis le 17 avril 2008 par trois ONG congolaises, par l'ONG de protection des défenseurs des droits humains « Protection International » et par les avocats de la défense.

Nos organisations souhaitent rappeler l'absolue légitimité de l'observation des procès au regard du droit international ainsi que le droit d'exprimer publiquement des critiques sur un procès en cours.

Le 17 avril 2008, Maître Jean Bedel Kaniki (Avocat membre de l'ONG Initiative Congolaise pour la Justice et la Paix - ICJP), Monsieur Jean-Paul Ngongo Mundala (membre de l'ONG « Voix des sans voix ni liberté »- VOVOLIB et représentant des ONG de défense des droits humains au bureau de coordination de la société civile de Bukavu) et Monsieur Dieudonné Sango (Vice-président du Réseau Provincial des Organisations Non Gouvernementales des Droits de l´Homme de la République Démocratique du Congo-Sud Kivu - REPRODHOC et coordinateur de Programme de Développement Social - PRODES), tous trois observateurs au procès Maheshe, ont reçu les menaces de mort suivantes : « Ne t'en fais pas. Rira bien qui rira le dernier. Tu paieras cher de ton propre sang l'issue de ce procès que tu as tant discrédité. Tu sais la règle du jeu. Au plaisir... ».

La représentante de Protection International en République Démocratique du Congo, Madame Sophie Roudil, a reçu un SMS anonyme, contenant le texte suivant : « Ne t'en fais pas. Rira bien qui rira le dernier. Ils paieront cher de leur propre sang l'issue de ce procès qu'ils ont tant discrédité. Nous sommes au Congo. Au plaisir... ».

 

Les quatre observateurs ont porté plainte le 19 avril auprès des services de police de Bukavu, et quelques heures plus tard, les trois observateurs congolais ont reçu le SMS suivant : « Plainte ? Une contre attaque ? Hum !!! Ok. Le plus fort l'emportera. C'est une question de temps. Le vin est tiré ...bonne chance ». Madame Sophie Roudil a quant à elle reçu le sms suivant : « avec tous les respects, tu es RESPONSABLE de ce qui va ARRIVER ».

Me Jean-Claude Mubalama, Me Charles Cubaka et Me Donatien Mulumeoderhwa,  avocats de la défense ont eux aussi reçu des SMS menaçants  le 21 avril dans la soirée. M. Bahati Mushagalusa Crispin, juriste d'ASADHO (Association Africaine des Droits de l'Homme) allègue avoir reçu une menace par téléphone le 19 avril dans la soirée.

Ces menaces constituent de graves atteintes au droit de défendre les droits humains.

Il appartient à l'Etat Congolais et aux Ministères concernés d'assurer la sécurité des défenseurs.

Pour rappel sur le droit international, l'observation de procès est une pratique ancienne et universellement reconnue. L'observation de procès est une manifestation de l'exercice  du droit de tout individu et association de promouvoir et défendre les droits de l'homme. Le  droit d'observer des procès est protégé par l'article 9 de  la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnu, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies (Résolution N° 53/144 du 9 décembre 1998). 

Ce droit inclut aussi celui « d'assister aux audiences, procédures et procès publics afin de se faire une opinion sur leur conformité avec la législation nationale et les obligations et engagements internationaux applicables » (( Article 9(3)(b)).

Pour rappel sur l'affaire Maheshe, la Mission des Nations unies en République Démocratique du Congo (MONUC) avait constaté dans son rapport, publié le 6 mars 2008, à l'issue du verdict rendu au premier degré de juridiction, que « de nombreuses et graves violations des garanties fondamentales au droit à un procès équitable ont été enregistrées tout au long de la procédure » et que de ce fait « la condamnation à mort des quatre prévenus revêt un caractère particulièrement grave [...]. ». La présence d'observateurs indépendants ne peut que contribuer à aider la justice congolaise à corriger les dysfonctionnements enregistrés par la MONUC en première instance et rendre enfin justice à la famille de Serge Maheshe, assassiné le 13 juin 2007.                                                   

En ce qui concerne la sécurité des défenseurs des droits humains qui suivent le procès, plusieurs observateurs congolais au procès ont déclaré à l'ONG Protection International avoir reçu de fortes pressions suite à la publication de leurs communiqués au terme des audiences successives. Protection International, dont le mandat consiste à renforcer la protection des défenseurs des droits humains, a attiré l'attention des Ministères congolais de l'Intérieur, de la Défense et de la Justice et Droits Humains, ainsi que l'Auditorat militaire général, sur les pressions subies par les observateurs nationaux et internationaux.

 

Nos organisations demandent donc aux autorités congolaises :

  • - de réagir fermement pour condamner les menaces que les observateurs au procès Maheshe ont reçues, de poursuivre les responsables de ces intimidations, et de mettre en œuvre des mesures de protection appropriées pour Jean Bedel, Jean-Pol Ngongo , Dieudonné Sango , Sophie Roudil, Jean-Claude Mubalama, Charles Cubaka, Donatien Mulumeoderhwa et Bahati Mushagalusa Crispin,
  • - De procéder d'urgence à la définition et la mise en œuvre d'une politique nationale de protection des défenseurs des droits humains et journalistes comme le réclament les organisations congolaises de défense des droits humains et de la liberté de la presse depuis l'assassinat en 2005 de Pascal Kabungulu Kibembi (dont le procès interrompu fin 2005 n'a toujours pas repris),
  • - de veiller à ce que toutes les garanties d'un procès juste et équitable soient respectées dans l'affaire Maheshe en cours.

D'autre part, nous demandons aux ambassades et délégation de la Commission européenne à Kinshasa de renforcer leur politique de protection des défenseurs et de formuler une stratégie locale pour la mise en œuvre des Lignes directrices de l'Union européenne sur les défenseurs des droits humains, conformément aux vœux exprimés dans son rapport annuel 2007 sur les droits de l'homme : « L'UE espère que la mise en place de stratégies locales pour la protection des défenseurs des droits de l'homme marquera une nouvelle étape permettant aux défenseurs des droits de l'homme de mener l'action irremplaçable qui est la leur, sans subir d'intimidations ».

Signataires :

  • - Fédération Internationale des Journalistes (FIJ)
  • - Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT France)
  • - Commission Internationale des Juristes (CIJ)
  • - Protection International

 

Pour toute information, veuillez contacter Protection International : Pascale Boosten (+32-479-677475) pboosten@protectioninternational.org



Repost 0
Published by Gérard Warenghem
commenter cet article

Présentation

  • : ACAT Info
  • : Il s'agit d'informer le public sur les actions de l'ACAT envers l'Afrique
  • Contact

Recherche