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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:59

 

31 mars 2012


Transmis par Clément Boursin (ACAT France)



liberia_mae_azango_new_narratives_532.jpg

Liberia :

une journaliste menacée pour ses enquêtes sur des pratiques d'excision


MONROVIA (AFP) - 30.03.2012 08:22

La présidente Ellen Johnson Sirleaf est de plus en plus sollicitée pour s'occuper de ces questions, MGF ou homosexualité, en particulier depuis qu'elle a été distinguée du prix Nobel de la Paix en 2011.

AFP/Archives - Pius Utomi Ekpei

Elle a révélé au grand public un scandale d'initiation rituelle, impliquant des mutilations génitales. Mae Azango, reporter au quotidien libérien Front Page Africa, fait aujourd'hui l'objet de graves menaces et doit se cacher.

Le 8 mars, elle publiait le témoignage d'une jeune femme, excisée à l'âge de 8 ans par des membres des Sandés, sociétés secrètes féminines où les adolescentes sont préparées au mariage et où les mutilations génitales - l'ablation du clitoris dans ce cas précis - sont pratiquées comme rites d'initiation.

Son article était illustré de photos de jeunes filles à peine "initiées" sortant de la forêt.

"Quelques jours plus tard, j'ai commencé à recevoir des appels téléphoniques, toujours anonymes. Une femme me reprochait d'avoir dévoilé leurs secrets, et que j'allais en payer le prix", explique-t-elle à l'AFP, lors d'un entretien dans un lieu tenu secret.

"Je ne faisais que mon travail, mais aujourd'hui j'ai de gros ennuis". La punition pour ceux qui ont trahi ce secret: subir le même rite d'initiation, "que vous le vouliez ou non", s'inquiète-t-elle. "Ils me cherchent depuis des semaines maintenant. Ils sont allés au journal, chez moi. Le pire est qu'ils ont tenté de prendre ma fille de force pour l'exciser".

Des organisations de défense de la presse, des ONG ont demandé au gouvernement d'intervenir, ce qui est compliqué car la justice n'a en théorie pas son mot à dire sur ce sujet relevant du droit coutumier.


La suite sur : http://actu.voila.fr/actualites/medias/2012/03/30/liberia-une-journaliste-menacee-pour-ses-enquetes-sur-des-pratiques-d-excision_2524094.html


 

 

 

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:55

 

Transmis par Clément Boursin (ACAT)


Tribune ACAT-France dans Huffingtonpost


Tchad : l'affaire Ibni Oumar Mahamat Saleh, un crime d'État couvert par le silence de la France?


Publication: 2/02/2012   

Quatre ans après l'enlèvement de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, à N'Djamena, il est temps pour la France de déclassifier tous les documents, y compris les secrets-défense, relatifs aux événements de février 2008.

Il y a quatre ans, le 3 février 2008, l'opposant politique tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh - président du Parti pour les libertés et le développement (PLD) - était enlevé à son domicile de N'Djamena, devant sa famille, par les forces armées gouvernementales, à l'occasion de la répression de la tentative de coup d'État menée par les forces rebelles quelques jours plus tôt.

Sept mois plus tard, début septembre 2008, une commission d'enquête nationale établissait la responsabilité de la garde présidentielle dans cette disparition forcée et posait la question de l'implication du président tchadien Idriss Déby Itno dans cette affaire (1). Dans la foulée, une procédure judiciaire était ouverte au Tchad. Depuis lors, aucune personne n'a été traduite en justice. Faute de volonté politique, la procédure judiciaire piétine.


La suite sur :


http://www.huffingtonpost.fr/clement-boursin/tchad-ibni-oumar-mahamat-saleh_b_1250422.html?ref=france

 

 ibni-oumar-mahamat-salem.jpg

 

 

 

Revoir :

Du nouveau à l'assemblée nationale …

article - 27/03/10 - - Tchad - Les députés français demandent que la lumière soit faite sur la disparition d'Ibni Oumar Saleh intervention de Gaetan Gorce à l'Assemblée nationale, 25 mars 2010 …

http://partenia2000.over-blog.com/article-du-nouveau-a-l-assemblee-nationale-47472394.html

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Ibni oumar mahamat saleh

article - 18/03/08 - Ibni Oumar Mahamat Saleh - Transmis par Serge LEVILLAYER Bonjour parents et amis ! Vous savez combien le Tchad m'est cher. Optimiste, je…

http://partenia2000.over-blog.com/article-17826791.html

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:50


 

L'ACAT-France a sorti le deuxième rapport  " Un monde tortionnaire "

le 10 décembre dernier (Journée mondiale des droits de l'homme). Cet ouvrage rend compte de l'ampleur et de la réalité des pratiques tortionnaires dans 23 pays tout en poursuivant l'analyse des multiples dimensions de ce phénomène et des facteurs qui l'encouragent.

 

A l'occasion de cette sortie nous vous proposons plusieurs moyens pour nous aider à diffuser le plus largement possible cet outil important pour la lutte contre la torture.

 

1. Vous trouverez le  communiqué de presse  fait à ce sujet

 

2. N'hésitez pas à prendre contact avec les média locaux et régionaux (journaux, radio, télé) et le diffuser auprès d'eux. Le Secrétariat National peut se rendre disponible pour des interviews par téléphone si vos contacts presse en ont besoin. A cette fin, vous pouvez contacter Ophélie LATIL ophelie.latil@acatfrance.fr

 ou 01 40 40 40 24).

 

3. Vous pouvez aussi écrire aux courriers des lecteurs des différents journaux pour les informer personnellement de la sortie du rapport.

 

4. Le site web: www.unmondetortionnaire.com   est entièrement dédié au rapport.

 

 

Faites-le connaitre :

o   envoyez le lien à vos connaissances,

o   ajoutez-le à votre signature électronique

o   mettez-le sur votre profil Facebook, twitter, my space ou autres réseaux sociaux

o   postez-le sur les blogs, forums et commentaires des sites web de presse électronique qui parlent des pays renseignés dans le rapport ou de la thématique tortionnaire

 Nous vous remercions d'avance pour votre aide dans la diffusion du rapport. Votre engagement et votre action avec l'ACAT sont efficaces !

 

Cordialement,

Toute l'équipe de l'ACAT-France

 


 

Unmondetortionnaire_2011-2.jpg

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:45

 

 

 

 

 

Guinée : enquête sur le phénomène tortionnaire



Publié par Florence Boreil, Clément Boursin le 2 décembre 2011 • Dans la catégorie . POLE AFRIQUE



L’avènement du premier pouvoir civil en Guinée, avec l’élection d’Alpha Condé en décembre 2010,

IMG_3467.jpg

 

n’a pas mis fin aux tortures et mauvais traitements pratiqués par les forces de l’ordre, ni au règne de l’impunité. Du 20 juin au 1er juillet 2011, deux chercheurs de l’ACAT-France se sont rendus en Guinée afin d’y enquêter sur le phénomène tortionnaire.

 


En Guinée, la plupart des enquêtes de police et de gendarmerie ne sont pas menées selon des méthodes légales. Faute de moyens matériels leur permettant une expertise technique et scientifique, les agents responsables de l’application de la loi se cantonnent à rechercher l’aveu de la personne ou des personnes soupçonnées de délit, en partant du principe que la personne est présumée coupable et non présumée innocente.


Dès lors, pour obtenir l’auto-incrimination des suspects, les policiers et les gendarmes usent de moyens comme les arrestations et les détentions arbitraires, les menaces et les traitements cruels, inhumains ou dégradants. Les personnes qui s’acharnent à proclamer leur innocence font l’objet de davantage de violences. La torture n’est toutefois pas systématiquement utilisée, mais elle reste une pratique courante, principalement à l’encontre des personnes arrêtées pour des crimes graves : grand banditisme, vol à main armé, coupeur de route, assassinats. «Comme j’ai dit que je n’étais pas un voleur, j’ai fait l’objet de violences. On m’a mis dans la position de ‘brochette’ et dans celle dite à la ‘chinoise’ qui consiste à croiser les mains dans le dos et les attacher au niveau des poignets avec des menottes. Ensuite je faisais l’objet de coups. Il y avait deux séances par jour. Du fait de ces violences, j’ai fait plusieurs fois pipi et caca sur moi. Un policier était en charge de me torturer. Il me disait : ‘Tu vas avouer’. Comme je refusais de dire que j’étais un voleur, j’ai également été brûlé à l’aide de sacs en plastique qu’il enflammait au-dessus de mon corps. Les gouttes de plastique fondu m’ont laissé des traces encore visibles aujourd’hui.»[Témoignage d’une victime suspectée de vol à main armée en 2007].


Les mauvais traitements et la torture sont également utilisés pour punir les membres ou les sympathisants de l’opposition politique lors des répressions de manifestations ou de rassemblements publics. En 2010-2011, les victimes de torture relatives aux questions politiques appartiennent principalement à la communauté peule, considérée comme favorable à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition. «J’étais dehors préparant du thé dans le quartier de Bomboli [Conakry]. J’ai vu des gens courir ; des policiers en tenue bleue sont venus dans le quartier pour attraper des gens. Ils ont tiré sur un ami qui essayait de fuir ; il a été blessé. J’ai tenté de courir mais j’ai été visé par un policier ; je suis tombé, ayant été touché par une balle à la jambe. J’ai pensé que j’allais mourir car cinq policiers m’ont tabassé alors que j’étais assis et blessé par balle.» [Témoignage d’une victime du 15 novembre 2010].


Enfin la torture est infligée aux militaires qui ont tenté ou qui sont soupçonnés d’avoir voulu tenter de renverser les autorités par la force. L’autre principal constat réside dans le fait que les auteurs et responsables d’actes de torture ne sont jamais sanctionnés ni poursuivis devant la justice. Depuis le règne de Sékou Touré – premier président de Guinée en 1958 – l’impunité est la norme en Guinée. Jusqu’à l’avènement du premier pouvoir civil en 2010, avec l’élection d’Alpha Condé, les militaires au pouvoir avaient laissé la Justice dans un état de délabrement et de dépendance empêchant toute enquête sérieuse sur les atteintes aux droits de l’homme.


L’absence de volonté politique des régimes successifs pour lutter contre l’impunité va-t-elle perdurer avec le gouvernement civil aujourd’hui en place ? Les premiers signes ne sont pas encourageants. À notre connaissance, aucune enquête n’a été ouverte dans les affaires de tortures que nous avons pu documenter pour les années 2010 et 2011. Certes, la crainte de représailles de la part des forces de défense et de sécurité et le manque de confiance dans le système judiciaire font que les victimes ne dénoncent que très rarement les sévices qu’elles ont subis. Mais, de leur côté, les autorités judiciaires et politiques ne prennent aucune mesure efficace pour lutter contre la torture, notamment pour sanctionner ou juger leurs auteurs. Malgré la volonté affichée de réformer la justice, aucune réponse n’a été apportée par le gouvernement aux victimes des violences politiques qui se sont succédées de 2006 à 2011, tant concernant la vérité des faits, que sur les responsabilités pénales individuelles des auteurs d’actes de torture.

Les victimes n’ont également reçu aucune réparation ni indemnisation de la part des autorités guinéennes. La vaste majorité des agents des forces de défense et de sécurité impliqués dans ces exactions sont encore en poste et plusieurs d’entre eux ont même reçu des avancements de carrière ou des distinctions par le nouveau pouvoir civil. La Guinée est aujourd’hui à un tournant important de son histoire. Alors que le pays se dirige vers des élections législatives – prévues le 29 décembre 2011 – dans un climat politique tendu, le risque d’une dégradation de la situation des droits de l’homme et du recours à la violence contre toute forme d’opposition au gouvernement, notamment en cas de répression de manifestation publique non autorisée, est réel.


Pendant dix jours, l’équipe de l’ACAT-France a rencontré près de 40 victimes de torture à Conakry comme dans plusieurs autres villes du pays (Kindia, Mamou, Pita, Labé). Afin d’étayer les informations recueillies lors de ces rencontres, d’autres entrevues ont également eu lieu avec des organisations de défense des droits de l’homme, des journalistes et des partis politiques d’opposition, dont les membres avaient été soit témoins, soit eux-mêmes victimes de torture. Outre le fait d’écouter, de poser des questions, de rechercher des documents et autres rapports médicaux, il a été nécessaire d’entreprendre des visites dans plusieurs centres de détention afin de recueillir des témoignages de victimes encore incarcérées. Pour mieux comprendre la situation générale des droits de l’homme et la position du pouvoir en place sur la pratique de la torture, des rencontres ont également été programmées avec les autorités guinéennes et des bailleurs de fonds internationaux. L’ensemble de ces rencontres a permis à l’équipe de l’ACAT-France de dresser un état de lieux de la torture en Guinée et des évolutions qui devront être nécessairement entreprises par les autorités en vue d’une amélioration de l’état de droit.


 

Guinee_Conakry_livree_a_de_nouvelles_exactions.jpg.jpg

 



 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:40

 

 

Paris, Conakry :

Lancement du rapport de l'ACAT sur le phénomène tortionnaire en Guinée


Le 9 novembre 2011 à Conakry

Le 15 novembre 2011 à Paris

L'ACAT France et ses partenaires présentent leur Rapport

TORTURE : LA FORCE FAIT LOI, ETUDE DU PHENOMENE TORTIONNAIRE EN GUINEE


 

http://www.acatfrance.fr/actualites.php#Paris-Conakry-:-Lancement-du-rapport-de-ACAT-sur-le-phenomene-tortionnaire-en-Guinee

 


http://www.acatfrance.fr/medias/files/actualite/CP-publication-rapport-Guinee-torture_9nov2011.pdf

 


 

Guinee_Conakry_Opposition_Des-milliers-de-manifestants-anti.jpg

 

 

 

 

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GUINÉE

Enfants en prison dans l’attente d’être jugés

La maison centrale d’arrêt de Conakry abrite 61 mineurs, dans un espace vétuste et surpeuplé. Beaucoup sont détenus à l’insu de leurs parents. esseulés, ils sont pour la plupart en attente de jugement, sans aucune aide juridictionnelle.

 


http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php

 


 guineac03.jpg

 

 

http://www.santegidio.org/fr/solidarieta/carcere/guineaconakry.htm

 

 

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:35

Transmis par Clément Boursin

 

50e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples :

la FIACAT dénonce les conditions de détention et la torture au Burundi et au Togo

 

 fiacat.JPG    fiacat-haut.gif

 

http://www.fiacat.org/

 

octobre 2011

 

La 50e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) se tiendra à Banjul du 24 octobre au 7 novembre 2011. Lors de cette session, la Commission examinera les rapports du Burundi et du Togo. La FIACAT, l’ACAT Burundi et l’ACAT Togo seront présent lors de cette session pour y faire part de leurs préoccupations concernant la torture et la peine de mort dans ces deux pays.

Le Burundi et le Togo ont aboli la peine de mort en avril et juin 2009 mais aucun des deux États n’a adhéré au deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort. L’adhésion à ce traité international est extrêmement importante car il s’agit du seul texte de portée universelle qui vise à abolir la peine de mort. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples l’a rappelé en 2008 en appelant « les États [membres de l’Union africaine] qui ne l’ont pas encore fait, à ratifier le Second Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant l’abolition de la peine de mort ». Pour ces raisons, la FIACAT invite la Commission à recommander à ces deux États d’adhérer à cette Convention.

Au Togo, aucune dispositions dans le Code pénal en vigueur ne définit explicitement la torture ni ne la criminalise. Cette absence de définition vide de son sens l’interdiction absolue de la torture et ne permet pas de la prévenir et de la réprimer efficacement. La FIACAT et l’ACAT-Togo accueillent avec satisfaction le projet de révision du Code pénal togolais qui intégrerait une définition de la torture et des mauvais traitements. Cependant ce projet de loi est depuis plus de deux ans en attente d’adoption par le parlement. La FIACAT espère que l’examen du rapport du Togo par la Commission africaine permettra d’accélérer l’adoption de cette législation.

Les conditions de détention au Burundi sont catastrophiques et s’apparentent souvent à des traitements cruels inhumains et dégradants. Les bâtiments dans lesquels sont détenues les personnes gradées à vue, les « cachots », sont vétustes, insalubres et surpeuplés. Ils n’ont souvent ni éclairage ni ventilation et les sanitaires sont inexistant ou hors d’usage. Les personnes qui y sont privées de libertés n’ont pas toujours accès à l’eau potable et à la nourriture. Dans plusieurs cachots, il n’y a pas de cellule pour séparer les femmes et les mineurs des hommes majeurs.
Bien que le Code de procédure pénale burundais prévoie que le délai de garde à vue ne peut pas dépasser 14 jours, l’ACAT Burundi est souvent témoins de gardes à vue pouvant dépasser cinq mois. L’ACAT a également dénoncé l’incarcération de malades mentaux qui n’avaient pas commis d’infractions ; ils étaient détenus menottés sans aucune base légale. De telles incarcérations hors délai ou sans titre constituent des cas de détentions arbitraires.

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples est l’organe de l’Union africaine chargé de surveiller la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Composée de 11 membres élus, la Commission a pour mission de promouvoir, de protéger et d’interpréter les dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Contact presse :
- Guillaume Colin : g.colin@fiacat.org - +33 (0)1 42 80 01 60


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Réunie à Bamako, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples va réfléchir aux moyens d’accélérer l’égalité du genre. Juillet 2010


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:30

 

Transmis par Clément Boursin (ACAT)

 

Jeudi 21 octobre 2010
Unesco : le Prix Obiang Nguema suspendu

197012_0.jpg


Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tribune de l'ONU, le 25 septembre 2008.

UN Photo/Marco Castro

Par RFI

L'Unesco a décidé de suspendre le prix Obiang. Les 58 membres du conseil exécutif de l'Unesco ont suspendu ce jeudi 21 ocotobre le prix scientifique offert par le président équato-guinéen. Ce prix d'une valeur de 3 millions de dollars est l'objet d'une polémique depuis des mois entre les pays membres de l'Unesco en raison de la corruption du régime de Malabo.

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Le  27 septembre 2011


 L'Unesco toujours menacée par un "prix Obiang"

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Le dictateur de Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, tient à être honoré par un prix de l'Unesco portant son nom. Rien ne semble le détourner de cet objectif. Ni sa mise cause dans l'affaire des "biens mal acquis" portant sur le détournement de richesses nationales par des dirigeants africains pour des achats de biens de luxe en France, ni le fait qu'il soit cité dans le tourbillon des commentaires à propos des "valises" d'argent qui auraient navigué, au fil des décennies, entre l'Afrique et Paris.

Il n'a pas non plus été découragé par la rebuffade qu'il a essuyée à l'Unesco, en octobre 2010 : à l'issue d'une campagne menée par plusieurs organisations non-gouvernementales, dont Transparence Internationale, Human Rights Watch et Sherpa, ainsi que diverses personnalités, dont le prix Nobel de la paix, Desmond Tutu, la remise d'un prix de l'Unesco honorant ce dirigeant africain aux méthodes autoritaires et à la réputation entachée de forts soupçons de corruption, avait été suspendue, faute de "consensus".

Il semblait alors que l'homme fort de Guinée Équatoriale allait devoir renoncer définitivement à la remise de son "prix Unesco-Obiang pour la recherche en sciences de la vie". L'idée d'un prix (richement doté, avec 3 millions d'euros prévus sur cinq ans) offert par un dictateur ayant tendance à confondre sa fortune et les caisses d'un Etat pétrolier (où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté) paraissait en effet bien peu conforme aux valeurs défendues par l'organisation des Nations unies pour la culture.

Majorité confortable

Mais le président Obiang est reparti à l'offensive, fort du soutien recueilli cet été lors d'un sommet de l'Union africaine (organisation qu'il préside), et de celui d'Etats arabes. Le Comité exécutif de l'Unesco doit se pencher, vendredi 30 septembre, sur la question de ce prix litigieux. Or, dans cette enceinte, l'homme fort de Malabo dispose d'une majorité confortable pour l'emporter.

Les pays européens tentent de bloquer l'offensive en proposant des amendements rendant le "consensus" obligatoire. Irina Bokova, la directrice de l'Unesco, est sur cette ligne. La réputation de l'organisation est en jeu. La solidarité africaine va-t-elle y être instrumentalisée par un potentat qui ne lésine pas sur le carnet de chèques pour s'autocélébrer ? A l'heure des revendications démocratiques sur le continent africain et dans le monde arabe, la saga du prix Obiang a valeur de test.

Natalie Nougayrède

Article paru dans l'édition du 28.09.11

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:25

Transmis par Clément Boursin

 

 

Burkina-Faso - Lutte contre la peine de mort :

L’action des chrétiens pour l’abolition de la torture lève de la voix

 

mardi 27 septembre 2011

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Sylvie De Pontual

 

En marge de la rencontre de la présidente de la Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture(FIACAT) et des présidents des ACAT de 13 pays d’Afrique, les participants ont tenu un point de presse, le samedi 24 septembre 2011, à Ouagadougou. Au menu des échanges, les conclusions de la rencontre et la lutte contre la peine de mort.

« La peine de mort, ce n’est pas de la justice, c’est une vengeance ». Ces mots de la présidente de la Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), Sylvie De Pontual, lors d’un point de presse tenu le samedi 24 septembre 2011 à Ouagadougou, en dit long sur la position de sa structure sur le sujet. Selon elle, la peine de mort devrait être abolie dans le monde entier car, contrairement à la perception selon laquelle elle dissuaderait les criminels, des études ont montré que la criminalité serait même en hausse dans les pays où elle est pratiquée.

Elle s’est dit indignée qu’à la veille de la célébration de la Journée internationale de la lutte contre la peine de mort, c’est-à-dire le 10 octobre prochain, des pays comme les Etats-Unis continuent d’appliquer la peine capitale, notamment l’exécution de Troy Davis. Face à cette situation, elle a lancé un appel aux 54 pays ayant toujours la peine de mort dans leur législation à souscrire à un moratoire universel sur cette pratique. Et pour des pays comme le Burkina qui ont toujours la peine de mort dans leur législation mais qui ne l’appliquent pas depuis une dizaine d’années, la présidente de l’ACAT-Burkina, Lucienne Ariane Zoma, a invité les autorités politiques à faire le pas pour aller à l’abolition.

Cependant, elle reconnaît qu’avant toute décision, il existe des préalables à remplir. Il s’agit non seulement de mener un débat national sur la question, de sensibiliser la population et de lutter contre l’impunité. Pour ce faire, il faut que les citoyens aient l’impression que la justice est la même pour tout le monde, a-t-elle ajouté. En dehors de la question de la peine de mort, le président de la FIACAT, Sylvie de Pontual, a indiqué que la rencontre a été l’occasion de discuter de la situation des détentions dans les prisons africaines. A son avis, la situation des prisonniers est très critique dans beaucoup de pays. « La surpopulation carcérale, le manque d’hygiène, les actes de torture, etc. sont autant de maux dont nous devons nous débarrasser », a précisé Mme Pontual.

A cet effet, elle a affirmé que la rencontre a permis de créer un observatoire des détentions préventives à l’échelle africaine. Son rôle serait de lutter pour le respect des délais légaux, l’assistance judiciaire et l’application des textes en matière de prévention en Afrique. Par ailleurs, elle a fait savoir qu’un bureau régional des ACAT a été installé à Ouagadougou. Il est chargé de coordonner les travaux des ACAT en Afrique pour un accès à une justice impartiale et équitable, pour l’abolition et la réduction de la torture, pour la lutte contre les violences politiques, l’impunité et la peine de mort.

Raphaël KAFANDO

Sidwaya

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:20

 

RAPPEL

 

 

La société civile et le Synode africain  

 

http://www.africaciel.com/default.php?CLS=PBLOG&ID=synodeafricain-art-10286

 

Lineamenta

Dans les Lineamenta (document préparatoire), il était question de la société civile :

Questionnaire (ch 4, questions 22 et 23)

22. Que peut faire votre Eglise pour améliorer la situation des Droits de l’Homme et promouvoir une société civile démocratique?

 

23. Pour préparer les chrétiens à la vie civile et politique?

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Propositions finales


Dans le document final, il est encore question de la société civile :

 

Lisons la proposition 25 :

 

La politique

Les Pères synodaux reconnaissent les développements positifs dans les sphères politiques et socio-économiques dans les pays africains qui sont gouvernés par leurs Constitutions et où les droits humains, la justice et la paix sont soutenus. Les Pères apprécient la maturité de plus en plus grandissante de la société civile qui, dans certains pays, commence à s’affirmer et à peser sur les décisions concernant l’avenir de la Nation. Ils félicitent et encouragent les acteurs politiques qui font montre de dévouement au service de leur peuple.

 

 

 

DANS CE CADRE, LISONS :

 acerac-ouverture

Lettre ouverte de la société civile gabonaise aux évêques des pays membres de l’association des conférences épiscopales de la région d’Afrique centrale (ACERAC).

Chers pères dans l’épiscopat de l’Eglise qui est en Afrique centrale,

Durant son voyage missionnaire en Angola, le 20 mars 2009, le pape benoit xvi s’est prononce ouvertement en faveur des différentes initiatives dont la vocation est de promouvoir les pratiques saines en matière de gestion des affaires publiques, de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Parmi elles, le (NEPAD), le processus de Kimberley, la coalition publiez ce que vous payez et l’initiative de transparence des industries extractives.

En effet, l’Afrique centrale est potentiellement la région du continent la plus riche en ressources minières, mais paradoxalement la plus pauvre et la moins développée.

D’après les spécialistes, deux phénomènes expliquent cette situation catastrophique :

1- la longévité au pouvoir et le manque de démocratie.

2- la corruption généralisée des oligarchies au pouvoir

A) de la longévité au pouvoir.

Ce phénomène est au cœur du problème.

En effet, le déficit démocratique est la norme dans tous les pays de notre sous région. Les chefs d’états sont en moyenne au pouvoir depuis 30 ans, par la force généralement, la répression et la fraude électorale. Les différents mouvements de l’opposition démocratique ne bénéficient pas d’un environnement favorable pour émerger en alternative politique. Toutes les institutions en charge du processus démocratique sont entre les mains des parents ou amis du président fondateur ou du leader historique du parti état. En un mot, les libertés démocratiques sont bafouées : opposant emprisonnes, journalistes assassines, des membres de la société civile tués ou emprisonnés, les marches et autres manifestations publiques de l’opposition et de la société civile sont interdits systématiquement.

B) la corruption généralisée des oligarchies au pouvoir

Ce phénomène se traduit par la très grande pauvreté de la population et un déficit chronique en infrastructures essentielles. Les ressources de l’état sont détournées au profit d’une clique de dirigeants corrompus qui s’accrochent contre vents et marées au pouvoir au mépris de la souveraineté et du droit a la citoyenneté des peuples tel qu’exprime et consigne dans la déclaration universelle des droits de l’homme et des peuples de 1948 . L’affaire des biens mal acquis qui a mis en lumière les détournements massifs des fonds publics au détriment du développement dans la sous région est révélatrice de la mal gouvernance dont souffre la majorité de nos états.

Au regard de ce constat général, et prenant en compte le contexte mondial marque par les profondes mutations caractérisées par la volonté des peuples à aspirer au bien être et à la liberté, la société civile gabonaise qui n’est pas en reste de ces aspirations légitimes à la démocratie et à la bonne gouvernance pour plus de justice sociale, saisit l’opportunité de la tenue en ce moment, a Libreville, de la neuvième assemblée plénière de l’ACERAC, pour porter à l’attention de vos excellences, ce qui suit :

Depuis l’avènement de la démocratie, le Gabon notre pays reste hanté par des maux de tous ordres :

Sur le plan social, le cout de vie a considérablement augmenté, tandis que les conditions de vie n’ont pas du tout changé (plus de 80% de la population croupit en dessous du seuil de pauvreté). Cet état de chose, se traduit depuis 1990 par des soubresauts dans le secteur social, se caractérisant par des grèves incessantes, synonyme d’un malaise croissant sans que cela n’amène le pouvoir PDG en place depuis 43 ans, à revoir sa politique en matière de planification sociale.

Sur le plan politique, la démocratie tant voulue par la Conférence nationale souveraine, reste fictive. En effet, depuis 1990, le Gabon ne dispose d’aucun fichier électoral fiable et n’a pu, en dépit d’énormes moyens octroyés à cet effet, jusqu’a ce jour, organiser des consultations électorales sans que celles-ci ne finissent par des contestations violentes aux conséquences souvent dramatiques pour de nombreuses familles gabonaises. Tel est le cas de la dernière présidentielle anticipée qui a plongé le pays dans une crise aigüe.

Sur le plan économique, malgré les immenses richesses que regorge le pays, les retombées ne profitent qu’a une caste d’individus accroches au pouvoir depuis 43 ans, tandis que la majorité du peuple se meurt dans une misère indescriptible.

Nonobstant ce tableau apocalyptique, l’Eglise du Gabon à l’opposé de ses sœurs d’Afrique en général, et plus particulièrement celles de l’Afrique centrale, reste dans un silence coupable qui fait d’elle, de facto, une complice tacite de l’arbitraire érigé en mode de gouvernance au Gabon. Cette attitude qui contraste avec les missions dévolues à l’église, conformément aux recommandations de notre Seigneur et Sauveur, Jésus Christ, qui demande à ses apôtres d’être «  la lumière du monde et le sel de la terre » (Mathieu 5 : 13-16).

En effet, comment comprendre que devant «le devoir de vérité», l’Eglise du Gabon préfère se taire ? Devant « le devoir de justice », l’Eglise du Gabon choisit la résignation ?

Toute analyse faite, il nous apparait opportun de solliciter de vos excellences une plus grande attention et une forte implication de l’Eglise dans la construction d’une démocratie véritable et l’instauration de la bonne gouvernance au Gabon, tel que l’exige la société civile dont l’Eglise est membres à part entière.

Fort de ce qui précède, la société civile gabonaise, par la présente, tient à vous informer de sa détermination à faire asseoir une véritable démocratie au Gabon. La déclaration du 29 juin 2011 portant sur le processus électoral et la gouvernance démocratique au Gabon résumée en 13 points est la parfaite illustration de cette volonté :


1. Réformer fondamentalement la Cour constitutionnelle ;

2. Révision de la loi électorale ;

3. Reformer le Conseil national de la communication ;

4. Reformer la commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) en intégrant les membres de la société civile ;

5. Ramener le mandat présidentiel à 5 ans, renouvelable une seule fois ;

6. Faire voter les militaires hors des casernes comme tous les citoyens et en civil :

7. Revenir aux élections à 2 tours ;

8. Procéder au redécoupage électoral en tenant compte du facteur démocratique ;

9. Impliquer les partenaires au développement dans le processus de transparence électorale ;

10. Introduire la biométrie dans la confection du fichier électoral :

11. Ouvrir les medias publics à tous les acteurs de la nation ;

12. Modifier la constitution par voie référendaire pour intégrer toutes les reformes ;

13. Mettre en place une commission tripartite majorité/opposition/société civile chargée de la mise en œuvre de toutes les reformes.


Nous pensons à juste titre, que ces 13 propositions énoncées par la société civile, sont les conditions sine qua non, pour aboutir à « une alternance politique pacifique sans effusion de sang ». A cet effet, la société civile gabonaise vient par le présente lettre ouverte, demander à l’Eglise du Gabon, en sa qualité d’éveilleur de consciences et d’aiguillon de la société à reprendre sa place historique afin de faire aboutir ce combat pour la justice sociale et la bonne gouvernance, gage du développement harmonieux du pays et du bien être du peuple gabonais.

A la suite de sa sainteté le pape Jean Paul II, le grand apôtre des temps modernes, défenseur infatigable des opprimés, « n’ayez pas peur », « rentrez dans l’espérance », « église du Gabon lève toi et marche ! ».

Sur ce, puisse l’eternel notre Dieu vous bénir et vous permettre un bon retour dans vos missions respectives, dans la paix et l’amour de notre seigneur, Jésus Christ.

Profonde considération.

Fait a Libreville le 9 juillet 2011

 

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Alors qu’il y a peu, les évêques « appréciaient la maturité de plus en plus grandissante de la société civile », voila que la même société civile interpelle aujourd’hui  les évêques !

 

Comme on dit au Gabon : « Ca alors ! »

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:15

 

 

 

 

Entendu sur RFI :


Le 24 juin 2011
Par RFI


Entamé au mois de novembre 2010, le procès des policiers assassins du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya s’est achevé hier jeudi devant la cour militaire de Kinshasa. Les juges ont condamné à mort quatre policiers, dont le colonel Mukalayi, bien que la peine de mort ne soit pas appliquée en RDC. Un autre officier a été condamné à la prison à vie, et trois acquittements ont été prononcés. Mais l’affaire n’est pas terminée, toutes les parties au procès vont faire appel.

 

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Revoir :  http://acat-info.over-blog.fr/article-qui-a-tue-floribert-chebeya-suite-75905635.html

 

et

 

http://partenia2000.over-blog.com/article-qui-a-tue-floribert-chebeya-52585838.html

 

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