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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:59

 

His Excellency President Issayas Afewerki
President of the State of Eritrea

Office of the President
PO Box 257
Asmara  Erythrée
Fax : 00.29.11.123.788

 

 

Paris, le 21 février 2008 

Objet : Craintes pour la vie du journaliste Seyoum Tsehaye

 

 

Monsieur le Président,

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France) est vivement préoccupée par les conditions de détention de Monsieur Seyoum Tsehaye, ancien directeur de la télévision publique, arrêté en septembre 2001.

Sans avoir été ni inculpé ni jugé, il est incarcéré dans des conditions qui nous font craindre pour sa vie. Il se trouverait au centre de détention d'Eirareo où sont morts, sous la torture, plusieurs de ses collègues notamment Messieurs Said Abdulkader, Medhanie Haile, Yusuf Mohamed Ali et Fessehaye Yohannes.

Nous savons que M. Sehoum Tsehaye est détenu au secret, sans avoir le droit de parler à quiconque sous peine d'être menotté et maintenu accroupi, enchaîné à une barre dans sa cellule pendant de nombreuses heures.

Il ne peut recevoir la visite ni de ses proches, ni d'un avocat ni d'un médecin.

La Constitution érythréenne et les règles internationales, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) interdisent toute détention au secret et tout acte de torture sur les prisonniers.

L'ACAT-France vous demande donc d'intervenir pour faire ouvrir le procès de M. Seyoum Tsehaye dans les délais les plus brefs, pour qu'il soit jugé suivant les règles internationales d'équité et pour que cesse immédiatement toute forme de torture à son égard, ce qui implique qu'il puisse recevoir la visite d'un avocat et d'un médecin.

Dans cette attente, veuillez recevoir, monsieur le Président, l'expression de notre considération.

Clément Boursin

Chargé de mission Afrique

 

Copie : Ambassade d'Eryhtrée, 1 rue de Staël 75015 Paris, Fax : 01.43.06.07.51

 

Contact : Clément Boursin, Chargé de mission Afrique, ACAT-France, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris, Fax : 01.40.40.42.44, clement.boursin@acatfrance.fr

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:57

 

General Todoro Obiang Nguema Mbasogo
Presidente de la Republica
Gabinete del Presidente de la Republica
Malabo
Guinée Equatoriale
Fax : 00.240.09.3313/3334

 

Paris, le 21 février 2008

Objet : Demande de libération de Madame Brigida Asongsua Elo

 

Monsieur le Président

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France) est vivement préoccupée par les conditions de détention de Madame Brigida Asongsua Elo, épouse du prisonnier d'opinion Monsieur Guillermo Ela Nguema, incarcéré à la prison de Black Beach, à Malabo.

Madame Brigida Asongsua Elo a été arrêtée, le 16 décembre 2007, sans avoir été ni inculpée d'une quelconque infraction ni jugée. Elle est détenue au poste de police central de Malabo dans une cellule commune avec plusieurs dizaines d'hommes. Le local ne disposerait ni de toilettes ni d'autres sanitaires.

L'ACAT-France vous demande de libérer immédiatement et sans condition Madame Brigida Asongsua Elo, à moins qu'elle ne soit inculpée d'une infraction dûment reconnue par la loi.

L'ACAT-France vous demande de veiller à ce que Madame Brigida Asongsua Elo, si sa détention se prolonge, soit placée dans une cellule séparée des hommes conformément à la règle 8-a de l'Ensemble des règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, et qu'elle puisse recevoir la visite de ses proches ainsi que celle de l'avocat qu'elle aura choisi, et si nécessaire de son médecin.

Dans l'espoir que vous donnerez suite à ces requêtes, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.

Clément Boursin

Chargé de mission Afrique

Copie : Ambassade de Guinée-équatoriale - 29 boulevard Courcelles - 75008 Paris, Fax : 01.45.61.98.25

 

Contact : Clément Boursin, Chargé de mission Afrique, ACAT-France, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris, Fax : 01.40.40.42.44, clement.boursin@acatfrance.fr


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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:46

Angola :

Réhabiliter l’association Mpalabanda dans sa légalité et dans ses droits (Angola)



Voir :

http://docs.google.com/Doc?id=dcw7zw2z_122dgp92t4h
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:28

 

Dr. Nafie Ali Nafie
Office of the President
People's Palace - PO Box 281
Khartoum
Soudan

 

 

Paris, le 8 février 2008

 
Objet : faire respecter les droits des personnes déplacées

 
Monsieur Nafie Ali Nafie,

Le gouvernement soudanais a plusieurs fois exprimé son intention de respecter les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays.

Ces Principes préconisent, entre autres, le droit à la liberté de mouvement et à la liberté de choisir son lieu de résidence : « Les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ont, en particulier, le droit d'entrer librement dans les camps ou autres zones d'installation et d'en sortir librement » (Principe 14).

L'article 12-3 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le Soudan est partie, garantit également le droit à la liberté de mouvement et à la liberté pour chacun de choisir son lieu de résidence.

De même, selon les Principes directeurs, les personnes déplacées ont le droit de jouir des mêmes droits et libertés que le reste de la population du pays : les droits à la nourriture, à l'eau potable, à un abri ainsi qu'à la dignité et à la sécurité.

L'ACAT-France vous prie donc d'intensifier instamment vos efforts pour que les autorités soudanaises mettent tout en œuvre pour respecter les droits des personnes déplacées tels que mentionnés dans les Principes directeurs et dans le droit international.

L'ACAT-France vous demande également de cesser de faire obstruction au déploiement de la MINUAD pour qu'elle puisse remplir pleinement sa mission, à savoir de protéger la population civile.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur Nafie Ali Nafie, l'expression de notre considération distinguée.

 

Clément Boursin

Chargé de mission Afrique

 

Copie : Ambassade du Soudan, Fax : 01.45.63.66.73

 

 

Contact : Clément Boursin, Chargé de mission Afrique, ACAT-France, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris, Fax : 01.40.40.42.44, clement.boursin@acatfrance.fr

 

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:24

 

S.E.M. Idriss Déby Itno

Président de la République
Présidence de la République
BP 74
N'Djamena
Tchad
Fax : 00.235.252.21.39

Paris, le 8 février 2008

Objet :
Détention au secret de quatre dirigeants de l'opposition démocratique

 

Monsieur le Président,

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France) a appris l'arrestation, le 3 février 2008, de quatre dirigeants de l'opposition politique démocratique, Messieurs Lol Mahamat Choua, président du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), Ngarlejy Yorongar, dirigeant du Front d'Action pour le Renouveau (FAR), Ibni Oumar Mahamat Saleh, président du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) et Wadel Abdelkader Kamougué, dirigeant de l'Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD).

Ces quatre personnes ont été arrêtées chez elles, sans qu'aucun motif légal n'ait été fourni pour justifier leur arrestation, et sont actuellement détenues au secret.

L'ACAT-France est gravement préoccupée par les risques de tortures ou de disparitions qu'encourent ces personnes.

L'ACAT-France vous demande en conséquence de bien vouloir révéler dans l'immédiat les motifs de leur arrestation, de faire connaître leur lieu de détention et de leur permettre de consulter un avocat et de recevoir la visite de leurs proches et d'un médecin si leur état de santé le nécessite.

Si aucune charge n'est retenue à l'encontre de Messieurs Lol Mahamat Choua, Ngarlejy Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh et Wadel Abdelkader Kamougué, l'ACAT-France vous demande qu'ils soient libérés dans les plus brefs délais. Dans le cas contraire, nous vous demandons qu'ils soient rapidement traduits en justice et fassent l'objet d'un procès équitable dans le respect des normes internationales.

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

 

Jean-Etienne de Linares

Délégué général de l'ACAT-France

 

Copie : Ambassade du Tchad, Fax : 01.45.53.16.09

Contact : Clément Boursin, Chargé de mission Afrique, ACAT-France, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris, Fax : 01.40.40.42.44, clement.boursin@acatfrance.fr

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:21

7 février 2008

La France doit soutenir un processus de paix démocratique au Tchad

Les associations signataires sont préoccupées par la situation au Tchad qui demeure très confuse et dangereuse pour les populations civiles. Elles demandent aux autorités françaises d'oeuvrer, à l'instauration d'un dialogue national ouvert demandé par la société civile et de cesser de soutenir inconditionnellement le régime contesté d'Idriss Déby.

 

Télécharger le communiqué de presse :

 

 http://www.acatfrance.fr/communiques_presse.php?archive=ok&id=47

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:11

Mémorandum

pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente

Février 2008

 

1ère partie :

http://docs.google.com/Doc?id=dcw7zw2z_106fc4xdjkm

 

 

2ème partie :

http://docs.google.com/Doc?id=dcw7zw2z_109dz9nj2fr

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 05:26

Action Suivie



UHURU HAKI

 

« Protection des défenseurs
des droits de l’homme en Afrique »


 

Février - mars 2008
Voir :


http://docs.google.com/Doc?id=dcw7zw2z_101tph346hg
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 18:51
France 

LES DEMANDEURS D’ASILE DISCRIMINES 

EN RAISON DE LEUR NATIONALITE.
 
Les demandeurs d’asile sont des personnes qui demandent à la France une protection en raison des persécutions ou des menaces graves dont ils sont l’objet dans leur pays d’origine. Ces personnes ont été victimes de tortures, traitements inhumains cruels ou dégradants, ou risquent de l’être en cas de retour dans leur pays d’origine.
 
Un demandeur d’asile n’est pas en situation irrégulière.
 
En principe, la loi prévoit que les personnes qui adressent à la France une demande de protection, si elles ont réussi à atteindre le territoire français, se voient délivrer un titre de séjour provisoire, qui sera renouvelé jusqu’à ce que l’OFPRA ou la Cour nationale du droit d’asile (ex Commission des recours des réfugiés) ait statué sur leur demande.
 
En principe… car la réalité n’est pas si simple.
 
Les demandeurs d’asile de seconde zone
 
Il existe une exception, prévue par l’article L 741-4 2° du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile qui permet à la préfecture de refuser d’admettre au séjour les demandeurs d’asile, ressortissants d’un pays considéré comme un pays d’origine sûr.
 
La préfecture peut ainsi refuser la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour aux personnes ressortissantes de l’Albanie, du Bénin, de la Bosnie-Herzégovine, du Cap-vert, de la Croatie, de la Géorgie, du Ghana, de l’Inde, de la Macédoine, de Madagascar, du Mali, de la République de Maurice, de la Mongolie, du Niger, du Sénégal, de la Tanzanie et de l’Ukraine.
 
Les ressortissants des pays d’origine dits sûrs sont privés de droit au séjour. Ils ne bénéficient d’aucun droit : ni logement, ni allocation, ni couverture maladie universelle…
 
Leur demande d’asile est, par ailleurs, classée en procédure dite prioritaire. Cela implique une procédure dérogatoire d’examen de la demande d’asile, plus rapide et privé de garanties essentielles. La personne dont la demande d’asile est classée en procédure prioritaire doit remettre sa demande d’asile sous pli fermé à la préfecture, qui se chargera de l’envoyer à l’OFPRA. Le demandeur d’asile est toléré sur le territoire français jusqu’à ce que l’OFPRA statue sur sa demande. L’Office doit donner une réponse dans un délai de 15 jours.
Si la réponse de l’OFPRA est négative, le recours devant la Cour nationale du droit d’asile n’est pas suspensif. La personne peut alors être renvoyée vers son pays d’origine, même si son recours n’a pas été examiné.
Le Commissaire des Droits de l’Homme, Alvaro Gil Roblès a estimé dans son rapport du 15 février 2006 que « la procédure prioritaire est loin d’offrir les mêmes garanties que la demande d’asile de droit commun (…) elle ne laisse qu’une chance infime aux demandeurs. En effet, le recours qu’ils peuvent déposer devant la CRR n’est pas suspensif et ils peuvent donc être expulsés pendant la procédure (…) Il existe donc en France un système de demandes d’asile à deux vitesses.»
 
Des pays pas si sûrs…
 
La liste des 17 pays d’origine sûrs établie par le conseil d’administration de l’OFPRA est censée tenir compte du respect des principes de liberté, de démocratie et de l’Etat de droit, ainsi que des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Mais cette liste est fortement contestée par les acteurs qui travaillent avec les demandeurs d’asile. Dans son rapport, Alvaro Gil Roblès soulignait : « Cette liste, dans son principe, comme dans sa composition, soulève un certain nombre d’interrogations. Ainsi, je doute fortement que tous ces pays puissent être considérés comme des pays d’origine sûrs ».
 
D’ailleurs les chiffres parlent d’eux-mêmes : les taux d’annulation des décisions de l’OFPRA par la Cour nationale du droit d’asile étaient, en 2006, de 23,76 % pour les ressortissants bosniens et 17,63 % pour les géorgiens. Ces deux taux d’annulation sont très largement au-dessus du taux moyen d’annulation de la Cour nationale du droit d’asile qui est de 15,34 %.
Si la Géorgie et la Bosnie étaient vraiment des pays sûrs, respectueux des droits de l’Homme, pourquoi leurs ressortissants se verraient-ils reconnaître une quelconque protection, qui plus est à un taux supérieur à celui d’autres nationalités ?
 
Ces décisions sont annulées notamment en raison de la persistance de conflits internes déclarés ou larvés (Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Niger, Sénégal, Inde), de la proclamation de l'état d'urgence (Géorgie, Niger), de persécutions ou de menaces graves liées à l’appartenance à un groupe minoritaire (Macédoine, Bosnie, Géorgie) ou liées à des réseaux criminels, des crimes d'honneur ou des réseaux de traite humaine (Albanie, Géorgie, Ukraine) ou au maintien de la peine de mort (Mongolie, Tanzanie).
La liste ne tient pas compte non plus des persécutions spécifiques que subissent les femmes (risque d'excision, mariage imposé, viol, prostitution forcée) et que la jurisprudence du Conseil d'Etat et de la Cour nationale du droit d’asile a pourtant incluses dans le champ de l'asile et qui concernent des ressortissantes de ces pays (Albanie, Ghana, Inde, Mali, Sénégal, Ukraine).
 
La Coordination française pour le droit d’asile (qui rassemble de nombreuses associations de défense du droit d’asile et dont l’ACAT-France est membre actif) a toujours marqué son opposition de principe à cette notion de pays d’origine « sûrs » qui entraîne une discrimination dans le traitement applicable aux réfugiés selon leur nationalité ou leur origine géographique. L’introduction de cette liste dans la loi française en 2003 s’inscrivait davantage dans une politique de contrôle de flux migratoires que dans une logique de protection des réfugiés. Cette position a également été soutenue par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme dans son avis du 29 juin 2006.
 
Par une lettre adressée au Conseil d’administration de l’OFPRA, la Coordination française pour le droit d’asile a demandé la révision de la liste des pays d’origine sûrs. Le conseil d’administration de l’OFPRA s’est réuni le 24 janvier 2008, et la question de la révision de la liste des pays d’origine sûrs n’a pas été abordée. Le prochain conseil d’administration aura lieu au mois de mai 2008. 

OFPRA.jpg

Demandons au Conseil d’Administration de l’OFPRA la convocation d’une réunion extraordinaire pour réviser la liste des pays d’origine dits sûrs.

M. Francis Girault
Président du Conseil d'administration
de l’OFPRA
201 rue Carnot
94136 Fontenay sous bois Cedex
 
 
Monsieur le Président,
 
Alerté (e) par l’ACAT-France, je suis très préoccupée par l’existence de la liste des pays d’origine sûrs, qui permet à la préfecture de refuser d’admettre au séjour les demandeurs d’asile ressortissants de l’un de ces pays.
 
L’ACAT-France est membre de la Coordination française du droit d’asile (CFDA) qui vous a adressé, le 18 janvier, une lettre demandant au Conseil d'administration de l'OFPRA de réviser la liste des pays d'origines sûrs.
 
Malheureusement cette question n’a pas été abordée au cours du dernier Conseil d’administration, qui s’est tenu le 24 janvier 2008. Pourtant, il est urgent de procéder à la révision de cette liste, pour deux raisons principales.
 
1) Beaucoup de ces pays ne répondent pas à la définition légale de la notion de pays d’origine sûr[1].
C’est le cas de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie, du Niger, du Sénégal et de l’Inde où persistent des conflits internes déclarés ou larvés. L’Etat d’urgence a été déclaré Géorgie et au Niger. La République de Macédoine,(ARYM), la Bosnie-Herzégovine et la Géorgie sont le théâtre de persécutions ou de menaces graves à l’encontre de certains groupes minoritaires ou liées à des réseaux criminels. Les crimes d'honneur ou les réseaux de traite humaine sont avérés en Albanie, en Géorgie ou en Ukraine. La Mongolie, le Niger et la Tanzanie maintiennent dans leur législation la peine de mort. Enfin, cette liste ne prend pas en compte les persécutions spécifiques aux femmes (risque d'excision, mariage imposé, viol, prostitution forcée).
 
2) Le placement des ressortissants des pays d’origine dits sûrs en procédure prioritaire est discriminatoire et contraire aux garanties qui s'attachent au droit d'asile
 
Les ressortissants de ces pays font massivement l'objet d'un refus de séjour par les préfets et l'OFPRA doit statuer sur leurs demandes dans un délai de quinze jours, ce qui apparaît particulièrement court pour des demandes souvent étayées.
Ces ressortissants ne bénéficient que du droit de se maintenir sur le territoire jusqu'à la notification de la décision de l'OFPRA. Le recours à la Cour nationale du droit d'asile ne suspend pas l'exécution d'une mesure d'éloignement, le rendant ineffectif.
Les ressortissants de ces pays sont exclus, par la loi, du bénéfice de l’allocation temporaire d'attente et de l'admission dans un CADA, ce qui est contraire à la directive européenne[2].
 
Pour ces raisons, je vous demande de convoquer d’urgence une réunion spéciale du conseil d’administration, afin de procéder à la révision de la liste des pays d’origine sûrs.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.


[1]Article L.741-4 2° du CESEDA et article 30 de la directive 205/85/CE, transposable avant le 1er décembre 2007
[2] Articles 3 et 13 de la directive 2003/9 CE relative aux normes minimales d'accueil des demandeurs d'asile
 
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 18:48
APPEL URGENT
Kenya
 
Des violences post-électorales politiquement motivées
 
Depuis l'annonce officielle, le 30 décembre 2007, de la victoire du chef de l'Etat sortant Mwai Kibaki à l'élection présidentielle, le Kenya est plongé dans une crise politique majeure : plus de 700 personnes ont été tuées et plus de 255.000 personnes ont été déplacées.
 
Le scrutin présidentiel a été entaché de fraudes massives dans le dépouillement et le décompte des votes, qui remettent en cause le résultat final.
Répression policière
kenya-1.jpgLa victoire contestée de Mwai Kibaki, au dépens de son rival, l'opposant Raila Odinga, a immédiatement entraîné les partisans de ce dernier à descendre dans la rue, ouvrant le cycle des violences. Les manifestations de l’opposition ont été réprimées dans le sang par les forces de l’ordre : usage disproportionné des armes à feu, exécutions extrajudiciaires.
 
Dans le même temps, les Kikuyu - l’ethnie du président Kibaki - ont été attaqués par des partisans de l’opposition (assassinats ciblés, pillage et destruction de leurs biens). Par contamination, les Luo – l’ethnie d’Odinga – ont subi des attaques de représailles dans les régions dominées par les Kikuyu.
Les violences ont alors pris une dimension ethnique.
 
Aujourd’hui, même si la situation s’est calmée, elle reste extrêmement tendue. Le 13 janvier, le chef de l'opposition, Raila Odinga, a assuré à ses partisans que « tout n'est pas perdu […] les Kenyans ont parlé pour le changement, les Kényans veulent du changement et ils auront du changement ». D'éventuels nouveaux troubles sont malheureusement à envisager.
 
 
 
 
Des inégalités économiques à l’origine des violences ethniques

 

 
Dans plusieurs régions, des bandes de jeunes gens, armés de machettes, de bâtons ou de pierres, ont attaqué, entre le 30 décembre et début janvier, des personnes appartenant à d’autres ethnies qu’eux. Plus de 30 personnes, dont des femmes et des enfants, ont ainsi été délibérément brûlées vives dans une église à Eldoret, dans la vallée du Rift, le 1er janvier. Les victimes s’étaient réfugiées dans cette église pour fuir des groupes de jeunes armés.
 
La vague de violence qui s'est abattue sur le Kenya à la suite des élections présidentielles a été qualifiée, par bon nombre, de nature tribale ou ethnique. Bien que des différends existent entre les communautés, notamment entre les deux groupes ethniques les plus nombreux, les Kikuyu et les Luo, il semble que ce soit le système économique kényan qui soit véritablement à l'origine des troubles.
 
Le Kenya est le dixième pays au monde en terme d’écarts de richesses entre habitants. Les classes les plus riches gagnent 56 fois plus que les populations les plus pauvres. Les 10% les mieux nantis de la population contrôlent 42% des richesses du pays, tandis que les 10% les plus mal lotis en possèdent 0,76%. L'inégalité est présente partout : dans les revenus, dans l'accès à l'éducation, à l'eau et à la santé, dans l'espérance de vie. L’espérance de vie dans la province de Nyanza (ouest), fief de l’opposition, est inférieure à celle de la Province centrale, patrie de Kibaki. A Nyanza, le taux de vaccination des enfants est inférieur de plus de 50% à celui de la Province centrale. Si presque tous les enfants de la Province centrale fréquentent l'école primaire, dans la province pauvre du Nord-Est, seul un sur trois y est inscrit ; plus de neuf femmes sur 10 n'ont reçu aucune éducation. Dans la Province centrale, en revanche, elles sont moins de 3%.
 
Les détracteurs de Kibaki, arrivé au pouvoir en 2002, accusent donc son gouvernement de ne pas avoir traité ces inégalités et de s'être seulement concentré sur la croissance économique. Cette croissance (5,5% avant les élections) a été très sélective. Elle s’est concentrée dans le secteur des services et a uniquement profité aux banques, aux entreprises de tourisme et aux agences de communication.
 
Lorsqu'une économie peu performante se met à croître très rapidement, les inégalités se creusent. Au lieu de créer des emplois, la croissance a privilégié le profit et l’envolée des prix, notamment ceux de l'immobilier. Seule une petite partie de la population s’est enrichie. Les classes pauvres ont au contraire vu leur pouvoir d'achat diminuer.
 
L'ethnicité est entrée en jeu dans les violences électorales parce que malheureusement, comme dans de nombreux autres pays africains, les chefs d’Etats ont tendance à privilégier leur ethnie. 

keinya-2.jpg

 
 
Réflexion sur les élections en Afrique
Violences urbaines
 
« Le Kenya de la raison peut-il l'emporter durablement si le retour au calme se traduit par un simple fait accompli de la victoire contestée de Kibaki ? Ce serait prendre un risque considérable, celui de remettre en question la légitimité des institutions nationales. Or, lorsque les urnes perdent leur raison d'être, survient le temps des aventuriers, capables de pousser le déraisonnement un peu plus loin en affirmant que le pouvoir est au bout de la kalachnikov sans risque d'être démentis ». La Côte d'Ivoire, pays qui était réputé stable et prospère, en a fait l’amère l'expérience. « L'ex-vitrine économique de l'Afrique de l'Ouest a commencé par négliger les règles du jeu démocratique, pour finir par subir un coup d'Etat, une rébellion et un cycle de troubles dont elle espère briser la fatalité par des élections prévues courant 2008. Il faut souhaiter qu'à Abidjan les leçons de Nairobi soient comprises et entendues. Il faut souhaiter qu'elles le soient aussi dans les nombreux pays d'Afrique où les élections, à force d'être volées au nom d'une stabilité illusoire, ont enlevé tout espoir à leurs électeurs ». (Jean-Philippe Rémy, Le Monde, 8 janvier 2007)
 
* *
*
Textes et traités ratifiés
Le Kenya est partie à la Convention contre la torture et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
 
Dernières interventions concernant ce pays
Il s’agit du premier Appel urgent sur le Kenya en 2008. Il y a eu deux Appels urgents et un Appel du mois en 2007.
Intervenir
 
Soutenez ceux dont vous venez de lire l’histoire.
Écrivez pour leur venir en aide.
 
1.   Vous pouvez adresser la lettre que nous vous proposons, après l’avoir datée et signée, sans oublier de mentionner votre nom et votre adresse.
Vous pouvez aussi la réécrire à votre manière, avec vos mots, votre écriture, votre conviction.
 
2.   Pour plus d’efficacité, nous vous conseillons d’envoyer une copie de votre lettre à l’ambassade du pays concerné : les diplomates informent leurs ministères des préoccupations des citoyens français.
 
- Écrivez avant le 19 février 2008 -
 
 
 
Kenya
Vous souhaitez intervenir contre les violences post-électorales et en faveur de la paix :
·     Écrivez au Ministre de la justice kenyan
[Par courrier : affranchir à 0,85 euros - Par fax : 00.254.203.163.21 ou 00. 254.203.163.17]
·     Adressez une copie de votre lettre à l’Ambassade du Kenya en France

[Ambassade du Kenya - 3 rue Freycinet - 75116 Paris - Fax : 01.47.20.44.41]
 
 
 
 
 
 
Madame Martha KARUA WANGARI
Ministre de la justice et des affaires constitutionnelles
Ministry of justice and constitutionnal affairs
Co-operative Bank house
PO Box 56057-00200
Nairobi
Kenya
 
Madame la Ministre,
 
Membre de l’ACAT-France, je suis vivement préoccupé(e) par la crise politique majeure qui perdure au Kenya à la suite du scrutin présidentiel entaché de fraudes massives.
La répression policière et les violences interethniques qui ont suivi le résultat de cette élection ont coûté la vie à plus de 700 personnes.
 
Afin d’éviter toutes nouvelles violences, je vous demande de :
 
·        faire respecter les libertés d'expression, d’information, d'association et de manifestation, garanties par la Constitution kenyane et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
·        veiller à ce que les forces de l'ordre garantissent la protection de la population et respectent les normes internationales relatives au recours à la force et à l'utilisation des armes à feu ;
·        ouvrir une enquête indépendante et impartiale sur les violences post-électorales et veiller à ce que toute personne responsable de violation des droits de l'homme soit traduite en justice dans un délai raisonnable ;
·        encourager la venue du Rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions sommaires au Kenya.
 
Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.
________________
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