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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 10:00

Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) 

I N T R O D U C T I O N 

Cela se passe au Soudan, en France, en Iran, en Colombie, en RDC, au Kirghizistan, en Indonésie, en Chine, ou ailleurs ...  Peu importe où cela se passe, l'ACAT dénonce l'intolérable, l'ACAT sensibilise l'opinion, l'ACAT donne la parole aux sans voix et brise le silence, l'ACAT prie, l'ACAT a une dimension internationale. Elle est dotée du statut consultatif auprés des Nations unies, du Conseil de l'Europe, de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples.

L'ACAT existe dans une trentaine de pays à travers le monde.

Vous trouverez ici les fax, les lettres, les Appels urgents, les Appels du mois, les Actions suivies, initiés par le Groupe Afrique  de l'ACAT France en direction de quelques pays d'Afrique sub-saharienne.

 

Pour d'autres informations concernant l'ACAT France et la FIACAT

voir :  http://www.fiacat.org/fr/  

et :    http://www.acatfrance.fr/

                                                                    fiacat.JPG

 

 

Vous pouvez écrire à  
gerardw@spiritains.org 
ou à  
clement.boursin@acat.asso.fr

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:55

Transmis par Clément Boursin (ACAT France)

Vu sur RFI

Meriam Yahia Ibrahim Ishag est arrivée jeudi à Rome

Meriam Yahia Ibrahim Ishag est arrivée jeudi à Rome
Meriam Yahia Ibrahim Ishag est arrivée jeudi à Rome
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:50

 

Transmis par Clément  Boursin (ACAT France)

 

Ouganda : L’homophobie jusqu'au sommet de l'État – article du Courrier de l’ACAT, n°326

Une femme pleure David Karo, un militant de la cause homosexuelle assassiné. Crédits : AFP

Une femme pleure David Karo, un militant de la cause homosexuelle assassiné. Crédits : AFP

Cynthia, 26 ans, est arrivée en France le 27 juin 2013 par avion, après avoir obtenu un visa à l’Ambassade de France en Ouganda. Elle vivait cachée, chez des amis, à Kampala, la capitale. Son crime ? Cynthia est lesbienne. Pour avoir montré qu’elle aimait les femmes, Cynthia a été violée à plusieurs reprises, y compris au sein de sa famille. Ses bourreaux voulaient la punir et lui montrer  « ce que c’est d’être une femme ». Comme elle auparavant, de nombreuses personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) vivent dans la peur en Ouganda, un pays où l’homosexualité est punie par la loi. État des lieux d’un pays homophobe jusqu’au plus haut-sommet de l’État.

 

Un président homophobe et fier de l’être

Le président Yoweri Museveni, fervent chrétien évangélique, règne sans partage sur l’Ouganda depuis qu’il a pris le pouvoir par la force en 1986 avec son groupe d’opposition armée, l’Armée de la résistance nationale (National Resistance Army, NRA). Cela fait maintenant 28 ans qu’il se maintient au pouvoir grâce à des scrutins peu démocratiques et à une révision constitutionnelle qui lui a permis de faire sauter le verrou de la limitation de deux mandats consécutifs pour un chef d’État en exercice. Ces manœuvres lui permettent aujourd’hui d’entrevoir une fin de vie paisible au plus haut sommet de l’État. Les bailleurs de fonds occidentaux se sont accommodés depuis longtemps de cette démocratie de façade. L’Ouganda est en effet un allié de poids de nombreux États occidentaux dans une région ciblée par de nombreux conflits ethniques et de crises politiques. La croissance économique et la sécurité dans le pays sont vantées par les Occidentaux. Ombre majeure à ce tableau, l’homophobie affichée du président Yoweri Museveni… Le 24 février 2014, malgré de nombreuses pressions internationales venant des pays occidentaux - notamment en termes de gel de la coopération au développement - et de différents organes des Nations unies, le chef de l'État ougandais a promulgué une nouvelle loi contre l’homosexualité. Pour lui, l’homosexualité est une norme sociale venant de l’Occident. Dans un entretien télévisé diffusé sur la chaîne CNN le 25 février 2014, il a même affirmé que les homosexuels étaient des êtres « dégoûtants ».

 

Une nouvelle loi encore plus répressive

Alors que l’homosexualité était déjà sévèrement pénalisée dans le pays, la nouvelle loi prévoit une peine d’emprisonnement à perpétuité pour « homosexualité entre adultes », « homosexualité aggravée » et « mariage entre personne de même sexe ». La nouvelle législation prévoit également des peines d’emprisonnement pour « promotion de l’homosexualité », « enrôlement de jeunes enfants dans l’homosexualité » et pour non dénonciation d’acte homosexuel. Car dorénavant, en Ouganda, la dénonciation des homosexuels est obligatoire. Gare à ceux qui cachent ou protègent des homosexuels… Pour contrer ces nouvelles dispositions homophobes, une cinquante d’organisations ougandaises et des parlementaires de l’opposition ont déposé devant la Cour constitutionnelle, mardi 11 mars 2014, une requête exigeant le retrait de la loi. Ils affirment que cette loi anti-homosexualité est discriminatoire et donc non conforme à la Constitution de la République de l’Ouganda, qui interdit toute discrimination contre tous les citoyens quelle que soit leur croyance et leur orientation sexuelle. Selon le Premier ministre ougandais, M. Amama Mbabazi, « la Constitution protège les droits des minorités, mais il s’agit des minorités qui agissent en conformité avec la loi ». En gros, les LGBTI ne sont pas en conformité avec le droit et donc, selon lui, ils ne peuvent prétendre à être protégés par la Constitution… Cette loi risque également de réduire à néant le travail des organisations en lien avec les LGBTI, notamment parmi les plus connues Freedom and Roam Uganda (FARUG) et Sexual Minorities Uganda (SMUG) qui luttent contre les discriminations à l’égard des LGBTI. Ces organisations et leurs membres pourraient dès à présent faire l’objet de poursuites pénales pour avoir fourni des soins, des services sociaux ou juridiques à des personnes LGBTI et être donc complices de « promotion de l’homosexualité » selon la loi…

 

Une manœuvre politique en vue des élections présidentielles de 2016 ?

« Taper sur les homosexuels » est une pratique largement répandue au sein de la classe politique en Afrique car il ne faut pas être dupe, l’homophobie est largement répandue dans la plupart des pays du continent. Dans un contexte de futures élections présidentielles en Ouganda en 2016, à laquelle M. Museveni envisage de se représenter, ne faudrait-il donc pas voir dans cette nouvelle législation, une manœuvre politique du chef de l’État de faire plaisir à un électorat ougandais largement homophobe jusqu’au sein même des puissantes Églises évangéliques. Pour l'archevêque de l'Église anglicane d'Ouganda, Stanley Ntagali : « Les pratiques homosexuelles sont incompatibles avec l'Écriture. Notre porte est ouverte pour conseiller ceux qui sont désorientés sexuellement, les guérir, prier pour eux ». M. Museveni, qui s’affiche volontiers comme un fervent chrétien évangélique, n’a rien à perdre en Ouganda en mettant en avant son homophobie primaire. Il peut au contraire potentiellement gagner des voix d’électeurs indécis pour les prochaines présidentielles. Pas sûr que cette posture homophobe d’un chef d’État africain, de surcroit proche des États-Unis, enchante ses partenaires occidentaux, qui ont bien souvent détournés les yeux sur la situation générale des droits de l’homme dans le pays. Au nom de la lutte contre l’homophobie, la communauté internationale va-t-elle revoir sa position sur la démocratie et l’État de droit en Ouganda ?

Clément Boursin, responsable Afrique à l'ACAT @ClementBoursin

Ouganda : L’homophobie jusqu'au sommet de l'État
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:45

 

Transmis par Clément Boursin (ACAT)

 

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France suite à la condamnation pour apostasie de Meriam Yehya Ibrahim Ishag

Publié le 19 06 2014

Le 26 juin 2014, l’ACAT [Action des chrétiens pour l’abolition de la torture] organise, comme chaque année, une Nuit des veilleurs, pour porter dans la prière les victimes de la torture et les prisonniers de conscience. À cette occasion, le Conseil d’Églises chrétiennes en France invite les chrétiens à soutenir tout particulièrement Meriam Yehya Ibrahim Ishag.

Les membres du Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] ont appris avec consternation la condamnation à mort de Meriam Yehya Ibrahim Ishag, chrétienne soudanaise de 27 ans, prononcée par un tribunal de Khartoum, le 15 mai 2014, pour « apostasie ». Cette jeune mère de deux enfants a également été condamnée à cent coups de fouet. Malgré des assurances données aux diplomates de différents pays, elle n’a pas été libérée et à ce jour les condamnations contre elle n’ont pas été levées.

Considérant que Meriam Yehya Ibrahim Ishag a été déclarée coupable uniquement en raison de ses croyances et de son identité religieuse, le CÉCEF exhorte les autorités soudanaises à veiller à ce que Meriam Yehya Ibrahim Ishag soit libérée immédiatement et sans condition, et à abolir la flagellation et la peine de mort.

Les coprésidents du CÉCEF encouragent les chrétiens en France à signer la pétition préparée par l’ACAT pour soutenir Meriam Yehya Ibrahim Ishag.

Paris, le 19 juin 2014

Pasteur François Clavairoly – Métropolite Emmanuel – Mgr Georges Pontier,  coprésidents

 

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Les chefs chrétiens français appellent à libérer la Soudanaise condamnée à mort

 

 

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France soutient  Meriam Yehya Ibrahim Ishag.

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REVOIR :

 

et :

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:40

 

Transmis par Clément Boursin (ACAT France)

 

Crimes rituels : sur l'autel de la puissance et de l'impunité

10/06/2014 à 19:01 Par François Soudan

Crimes rituels : sur l'autel de la puissance et de l'impunité

Enfants kidnappés, albinos massacrés, cadavres mutilés... Pour s'attirer fortune et pouvoir, certains monnaient cher cérémonies macabres ou trafics d'organes. Enquête sur un scandale qui, étrangement, refait surface avant chaque élection.

C'est une litanie fortement déconseillée aux âmes sensibles, un long martyrologue dont les journaux du continent font leur miel, la chronique d'une barbarie ordinaire et terriblement actuelle. Dimanche 25 mai 2014, quartier Mimboman, à Yaoundé, Cameroun : pour la troisième fois en deux semaines, le corps mutilé d'une jeune femme est découvert, gisant dans les broussailles, à quelques dizaines de mètres du terrain vague où, il y a un an et demi, sept de ses soeurs d'infortune avaient été éventrées.

Mercredi 14 mai, province de Simiyu, dans le nord de la Tanzanie : pour la énième fois, la police procède à l'arrestation d'un couple de guérisseurs, meurtriers d'une albinos dont ils avaient prélevé les jambes après l'avoir massacrée à coups de hache.

>> Lire aussi : Swaziland : les Albinos dans la peur des crimes supersitieux avant les élections

État de Benue, sud du Nigeria, le même jour : deux adolescents rescapés par miracle racontent comment ils ont été enlevés sur le chemin de l'école et amenés dans une clairière, où une dizaine de jeunes attachés l'un à l'autre attendaient d'être décapités sur l'ordre d'une vieille femme.

Ibadan, troisième ville du Nigeria, le 22 mars. Une unité antigang donne l'assaut à une bâtisse abandonnée, férocement défendue par des miliciens armés de fusils, d'arcs et de machettes. À l'intérieur de ce que la presse appellera "la maison de l'horreur" : un cauchemar de squelettes, de corps découpés, et quinze prisonniers enchaînés dans un état de malnutrition extrême.

De la Côte d'Ivoire à l'Afrique du Sud, du Togo au Kenya, des enfants, des handicapés, des adultes continuent d'être engloutis dans la spirale mortifère de la fascination pour les valeurs matérielles et les enjeux de pouvoir.

Makokou, chef-lieu de la province de l'Ogooué-Ivindo, lieu de haute concentration fétichiste dans le nord-ouest du Gabon, en février : la police enquête sur le cas d'une douzaine de Camerounaises disparues sans laisser de traces.

Ici comme ailleurs, de la Côte d'Ivoire à l'Afrique du Sud, du Togo au Kenya, des enfants, des handicapés, des adultes continuent d'être engloutis dans la spirale mortifère de la fascination pour les valeurs matérielles et les enjeux de pouvoir.

Les crimes rituels et les trafics d'organes sont devenus un commerce transnational, attractif et florissant où tout s'achète et tout se vend en pièces détachées : coeur, yeux, pénis, clitoris, cerveau, membres, cheveux, ongles, sang, langue... Les organes les plus prisés, donc les plus chers (jusqu'à l'équivalent de 2 000 euros, voire trois fois plus lorsqu'il s'agit de rémunérer en outre l'assassin fournisseur), étant ceux des albinos, des métis, des Pygmées, des jumeaux et de leurs parents. Dans un pays comme le Nigeria, à la pointe de l'innovation mercantile en ce domaine, plusieurs "usines à bébés", où des femmes venaient livrer contre rémunération leur progéniture à des fins de mise en pièces, ont ainsi été démantelées en 2011 et 2012. Personne ne se fait d'illusions : ce n'était là que la partie émergée d'un iceberg de meurtres rituels.

La peur du vampirisme

Partout, le niveau de fréquence de cette criminalité s'accroît brusquement à l'approche des échéances sociales et politiques, surtout par temps préélectoraux. Au Gabon, au Cameroun, dans les deux Congos, en Afrique de l'Est, au Nigeria et jusqu'en Guinée-Bissau, la population vit alors un état de stress permanent. Reviennent le syndrome de la voiture aux vitres teintées qui guette les gamins isolés à la sortie des écoles et la danse macabre des visiteurs nocturnes de cimetières à la recherche frénétique d'ossements humains. On évite les plages et les ruelles mal éclairées. La peur du vampirisme est omniprésente.

Pour fondée qu'elle soit - les exemples de politiciens ayant recours à ce type de pratiques sont nombreux -, cette psychose collective récurrente n'en est pas moins admise comme banale et culturellement intégrée par les populations. Presque toutes les personnalités occupant des postes supérieurs dans la fonction publique, les ministres et en premier lieu les chefs d'État passent en Afrique centrale pour des individus à qui la sorcellerie a été favorable. Et il est courant, à Brazzaville, Libreville, Kinshasa ou Kampala, que la richesse des hommes d'affaires et le pouvoir des politiques soient appréhendés, ainsi que l'a analysé l'universitaire gabonais Joseph Tonda, "sur le schéma de la mise à mort des autres et de leur consommation".

Ce pouvoir sorcier, que l'on détient après avoir "mangé", au sens propre ou occulte, le principe vital d'une victime, voire de son propre enfant, explique souvent aux yeux de l'opinion l'ascension sociale, la fortune, ou encore le maintien indéfini sur le trône présidentiel. Après tout, les chefs d'État africains ne sont pas les derniers à déambuler dans un univers ésotérique et mondialisé peuplé de magie vaudoue ou indienne, de kabbale new age et de talismans chamaniques. L'animal totem d'un Mobutu n'était-il pas la panthère carnivore ?

Dans des pays où le fétichisme politique cohabite avec de très fortes inégalités sociales, il n'est pas étonnant que la classe politique soit systématiquement accusée de commanditer des meurtres rituels.

>> Lire aussi : la sorcellerie au coeur du pouvoir : petits secrets de Palais

Dans des pays où le fétichisme politique cohabite avec de très fortes inégalités sociales et où la réussite dépend beaucoup plus de l'appartenance à une famille et à un clan qu'au travail individuel de chacun, comme au Gabon, en Guinée équatoriale, au Congo voire au Nigeria, il n'est pas étonnant que la classe politique soit systématiquement accusée de commanditer des meurtres rituels, lesquels demeurent généralement impunis, afin de brûler les étapes qui la mènent au sommet.

Fables d'anthropophagie

Certes, nous sommes ici aussi dans le domaine empoisonné des fausses rumeurs, comme celle des "voleurs de sexes", restée fameuse et qui fit des dizaines de victimes innocentes lynchées à mort au Sénégal, au Ghana, au Gabon et au Nigeria, entre 1999 et 2001 - et qui vient de réapparaître à Nkongsamba, au Cameroun, début 2014. Certes, la fable colportée par ses opposants selon laquelle le président équato-guinéen Obiang Nguema aurait pour habitude de dévorer des testicules humains n'a pas plus de réalité que l'anthropophagie attribuée à Jean-Bedel Bokassa ou que le vampirisme des rabbins russes du XIXe siècle, coupables, selon la police du tsar, de confectionner du pain azyme avec le sang des chrétiens.

Il n'empêche : qu'on le veuille ou non, les crimes rituels sont une réalité qu'il convient de dénoncer et de punir, alors que la justice et la police sont trop souvent impuissantes, tétanisées voire complices face à ce phénomène en pleine expansion. Il serait également souhaitable, sauf à courir le risque de voir leurs analyses constamment démenties par les faits, que les diplomates, ONG, institutions financières et médias occidentaux sortent de leurs prismes européo-centrés et prennent sérieusement en compte cette "autre Afrique" au sens large, surtout lorsqu'ils prétendent décrypter les trajectoires des politiciens et les élections pluralistes.

Ces croyances et leurs expressions parfois tragiques s'imposent à tous les acteurs de la scène politique et économique africaine, y compris à ceux - et ils sont nombreux, particulièrement dans les sphères dirigeantes - passés experts dans l'art de renvoyer à leur interlocuteur venu du Nord le visage et le langage que ce dernier attend d'eux. Peau noire, masques blancs...

Du pain bénit pour la presse

Les images de mauvaise qualité étalées en une des quotidiens sont insoutenables, le titre sans équivoque : "Crimes rituels", l'expression fait vendre. Entre fantasme et réalité, les récits et les conclusions les plus hasardeuses noircissent une presse avide de sensations fortes et qui trouve sans difficulté un lectorat paranoïaque. Cette brusque flambée de notoriété est récente, explique François Ndjimbi, directeur de la rédaction de Gabonreview.com : "Avant la diffusion d'un reportage intitulé Les organes du pouvoir sur Canal+, puis l'intervention de la première dame du Gabon, ces crimes étaient traités normalement dans les pages des faits divers." Depuis, les histoires se sont multipliées, au risque de conclure au crime rituel un peu vite. Au Cameroun, un homme d'affaires a été jeté en pâture à l'opinion publique par un ministre, ruinant durablement la réputation du businessman. Tout récemment, dans le cadre des expulsions de migrants RD Congolais du Congo-Brazzaville, certains d'entre eux ont été accusés sans preuve par les médias d'avoir volé des enfants à des fins rituelles. Michael Pauron

 

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Gabon - Cameroun : à quand une chasse aux véritables sorciers ?

 

10/06/2014 à 18:53 Par Élise Esteban, à Libreville

 

 

Crimes rituels : sur l'autel de la puissance et de l'impunité

Au Gabon et au Cameroun, les autorités avaient promis la fin de l'impunité après une série d'assassinats liés à des crimes rituels en 2013. Las, un an plus tard, la justice reste incapable de juger les commanditaires.

Achille Obiang Ndong, 33 ans, a disparu lors d'une partie de chasse à Oyem le 13 août 2012. Le corps de ce Gabonais n'a jamais été retrouvé, mais ceux qui l'accompagnaient ce jour-là ont par la suite reconnu avoir prélevé ses yeux, sa langue, son sexe, ses orteils et ses oreilles pour 800 000 F CFA (1 220 euros), raconte sa soeur, Arlette, qui s'est battue pour découvrir la vérité. Achille est une victime parmi d'autres des crimes rituels qui frappent régulièrement les pays d'Afrique centrale. Au nom de croyances ancestrales, le macabre marché des "pièces détachées" alimente la fabrication de fétiches censés donner pouvoir, force ou argent. Dans l'imaginaire de ceux qui y croient, plus la victime a souffert, plus grande sera la puissance du futur talisman.

Les bourreaux présumés d'Achille croupissent aujourd'hui en prison. Durant leurs interrogatoires, ils ont dénoncé un gendarme comme complice ainsi qu'un sénateur en tant que commanditaire. Mais "ceux-là n'ont jamais été entendus par la justice, et il n'y a toujours pas eu de procès", explique Arlette, qui élève désormais son neveu de 2 ans devenu orphelin. Ses yeux las trahissent une profonde rancoeur à l'endroit du système judiciaire. "Je n'y crois plus", soupire-t-elle.

Longtemps niés, les crimes rituels, principalement au Gabon et au Cameroun, n'ont été admis que récemment par les autorités.

Prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine

Longtemps niés, les crimes rituels, principalement au Gabon et au Cameroun, n'ont été admis que récemment par les autorités. L'an dernier, des vagues d'assassinats et la découverte, en l'espace de quelques mois, de corps d'adolescents mutilés ont suscité dans les deux pays une psychose inédite, relayée et amplifiée par les médias et les réseaux sociaux.

En mars 2013, le corps sans vie d'Astride Atsame, 7 ans, est retrouvé sur une plage de Libreville. C'est le scandale de trop. Quelques semaines plus tard, des milliers de personnes descendent dans les rues de Libreville pour dénoncer l'inertie des pouvoirs publics. Le président Ali Bongo Ondimba ne peut rester indifférent et, à l'issue de la marche, s'exprime au micro d'une tribune dressée aux portes du palais. "Les barbares ne gagneront pas", assure-t-il. Et d'annoncer un durcissement des sanctions encourues pour les crimes avec prélèvement d'organes : prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine. Une révision du code pénal créant une nouvelle catégorie de crimes "à but fétichiste" est également envisagée. Côté camerounais, Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication, monte lui aussi au front, en septembre 2013, pour annoncer qu'un "gang" de huit criminels a été "identifié et démantelé" et qu'une instruction a été ouverte après une vague d'assassinats qui a frappé le quartier Mimboman, à Yaoundé, fin 2012 et début 2013. Sept victimes, des jeunes filles âgées de 15 à 25 ans, ont été dénombrées.

Détention préventive et non-lieu

Las, un an après, "rien n'a changé" au Gabon, s'agace Jean-Elvis Ebang Ondo, président de l'Association de lutte contre les crimes rituels (qui en a recensé une quarantaine en 2013), dont le fils de 12 ans a été tué et mutilé en 2005 : "J'ai quinze dossiers de familles de victimes sur les bras, aucun n'a abouti." Plusieurs procédures judiciaires sont pourtant en cours dans les deux pays. Mais si des meurtriers présumés ont été arrêtés - voire, pour certains, condamnés -, les commanditaires, souvent suspectés d'être des personnes influentes désireuses de grimper dans la hiérarchie sociale ou d'intégrer les plus hauts cercles du pouvoir, restent largement impunis. "Les puissants ne risquent pas grand-chose, ils continuent à se nourrir de nos enfants avant chaque élection, avant chaque remaniement", assure Jean-Elvis Ebang Ondo.

Un exemple ? Arrêté en juin 2013, Gabriel Eyéghé Ekomié, sénateur gabonais du Komo-Kango, était accusé d'avoir promis 20 millions de F CFA à l'assassin d'une fillette de 12 ans, en 2009, en échange des organes génitaux de l'enfant. Il n'a jamais été jugé. Après neuf mois de détention préventive, il a été libéré en mars, bénéficiant d'un non-lieu.

Il peut y avoir plusieurs intermédiaires entre le commanditaire et l'exécutant.

"Le juge a besoin de preuves et il est très difficile d'établir des liens entre l'auteur et l'instigateur", se défend Sidonie Flore Ouwé, procureure de la République. L'avocat gabonais Jean-Paul Imbong-Fadi confirme : "Il peut y avoir plusieurs intermédiaires entre le commanditaire et l'exécutant. Ainsi que des dénonciations calomnieuses, car il suffit de donner l'ordre à l'exécutant, s'il est arrêté, de désigner une autre personnalité politique." Il déplore également "le manque de moyens". "Nous sommes à peine capables de relever les empreintes digitales", avoue-t-il, en soulignant "la nécessité de former des enquêteurs spécialisés".

Les marabouts mieux payés que les avocats

Reste que, justice fonctionnelle ou pas, les croyances populaires ont la vie dure. "Que voulez-vous faire quand l'irrationnel domine ? C'est comme ça depuis toujours, déplore l'avocat camerounais Hippolyte Meli Tiakouang. Avant de s'attaquer aux humains, il y a une dizaine d'années, on faisait des sacrifices d'animaux, et ce jusque dans le palais de justice de Yaoundé. Au cours de certaines procédures, les marabouts sont mieux payés que les avocats !"

 

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Crimes rituels : au Congo, la cata "kata-kata"

 

10/06/2014 à 18:47 Par Ifrikia Kengué, à Brazzaville

 

 

 

Crimes rituels : sur l'autel de la puissance et de l'impunité

Au Congo, les crimes rituels sont connus sous le nom de kata-kata ("trancher", en lingala). Le phénomène est répandu, mais la justice peine à traduire les coupables en justice.

D'octobre 2011 à mai 2013, une série de meurtres avec prélèvement d'organes génitaux et de sang a secoué la ville de Ouesso, dans le nord du Congo. Visant des femmes se rendant seules dans leurs plantations, ils ont fait une douzaine de victimes, jusqu'à l'arrestation de six suspects, dont le maire de la commune, détenu aujourd'hui à la maison d'arrêt de Brazzaville.

Au Congo, les crimes rituels sont connus sous le nom de kata-kata ("trancher", en lingala). À la fin des années 1980, déjà, des rumeurs sur des enlèvements d'enfants avaient rythmé le quotidien des Brazzavillois. Entre 2005 et 2011, la capitale avait recensé une série de meurtres avec mutilation. Et en 2011, les images d'une femme enceinte tuée et mutilée avaient provoqué une telle psychose que des écoles avaient demandé aux parents de récupérer personnellement leurs enfants à la sortie des cours. Les voitures aux vitres teintées avaient été interdites. Et un homme soupçonné de trafic d'ossements humains avait été lynché par une foule en colère dans le 1er arrondissement.

Si, dans d'autres pays africains, les crimes rituels visent les albinos, les jumeaux ou les handicapés, au Congo ils ciblent généralement des femmes.

Le phénomène kata-kata connaît une recrudescence à l'approche de chaque élection. Si, dans d'autres pays africains, les crimes rituels visent les albinos, les jumeaux ou les handicapés, au Congo ils ciblent généralement des femmes. Certains cas ont attiré l'attention de la justice, mais les enquêtes sont souvent dans l'impasse. En octobre 2013, l'Association pour les droits de l'homme dans l'univers carcéral (Adhuc) a exhorté le ministère public à poursuivre la procédure judiciaire contre les auteurs et complices présumés dans le cadre de l'affaire de Ouesso et à prendre des mesures pour empêcher son éventuelle délocalisation.

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REVOIR :

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:40

 

Vu sur le site de l’ACAT France

 

TORTURE ET IMPUNITÉ

L'ACAT et quatre ONG guinéennes de défense des droits de l'homme publient un rapport adressé au comité de l'ONU contre la torture afin de dénoncer la torture et les mauvais traitements en Guinée

Torture et mauvais traitements en Guinée
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:35

Transmis par Clément Boursin (ACAT France)

 


Au Cameroun, Roger Mbédé, mort pour avoir été homosexuel

Au Cameroun, Roger Mbédé, mort pour avoir été homosexuel


Le Monde.fr | 17.02.2014 à 12h25 • Mis à jour le 17.02.2014 à 15h11


http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2014/02/17/au-cameroun-roger-mbede-mort-pour-avoir-ete-homosexuel_4349543_3212.html

 

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Roger Mbédé, mort le 10 janvier à l'âge de 34 ans, dans une chambre de la maison familiale, à Ngoumou, sa ville natale dans le nord du Cameroun, est l'un des symboles de la lutte que mènent les homosexuels sur le continent africain. Sa mort serait due à des mauvais traitements subis au cours de sa détention et à l'insuffisance de soins reçus à sa sortie de prison. Aucune autopsie n'a toutefois été pratiquée avant que son corps ne soit inhumé, lundi 13 janvier, et sa mort reste entourée d'interrogations.


Lire aussi En Afrique, l’homosexualité hors-la-loi


Lire aussi En Côte d'Ivoire, une «homophobie silencieuse»


En 2011, Roger Mbédé avait été condamné par la justice camerounaise à purger une peine de trois ans d'emprisonnement pour avoir envoyé par SMS « Je suis très amoureux de toi » à un autre homme. Provisoirement libéré en juillet 2012, après une détérioration de son état de santé, il fut pris en charge par un hôpital de Yaoundé. Mais n'ayant pas les moyens de payer les soins, il a dû quitter l'hôpital et partir vers le nord du pays.

Son avocate, Me Alice Nkom, a relaté à la chaîne France 24 les obstacles qu'elle a dû surmonter pour lui venir en aide dans les jours précédant sa mort : « Roger Mbédé s'était réfugié là [à Ngoumou] car il y avait un mandat d'arrêt qui faisait qu'il pouvait être arrêté à tout moment. Il nous a alors annoncé la mauvaise nouvelle : il était séquestré. La famille nous accusait, mon association et moi, d'avoir passé un pacte avec le diable. Il fallait qu'on leur ramène toutes les photos, toutes les vidéos où l'on voyait Roger Mbédé et où l'on parlait de son homosexualité. On était en train d'envisager comment l'extraire de cet endroit, on a même pensé à envoyer une ambulance avec des gardes du corps. Et puis, on a appris la nouvelle. »

DÉLIT PASSIBLE DE 5 ANS DE PRISON SELON LA LOI

Me Nkom est elle-même une figure de la lutte pour la défense des droits de la communauté homosexuelle au Cameroun. Lauréate du prix des droits de l'homme d'Amnesty International en 2013, régulièrement menacée de mort, elle bataille depuis plusieurs années pour changer tant les mentalités que les lois qui pénalisent l'homosexualité au Cameroun.

La mort de Roger Mbédé comme les difficultés de son avocate constituent une nouvelle illustration du statut extrêmement précaire des personnes homosexuelles et de ceux qui les défendent au Cameroun et dans le reste de l'Afrique. Le cas du militant Eric Lembembe, dont le cadavre mutilé avait été découvert à Yaoundé à l'été 2013, avait particulièrement choqué hors des frontières du Cameroun. De nombreux diplomates étrangers, dont l'ambassadeur des Etats-Unis à Yaoundé, avaient assisté à ses obsèques et manifesté leur inquiétude quant à la montée des violences perpétrées à l'encontre de personnes homosexuelles dans le pays. Une semaine plus tard, deux jeunes hommes homosexuels, dont un mineur, étaient condamnés par un tribunal de Yaoundé à des peines de deux ans de prison ferme et d'un an de prison avec sursis.


Lire aussi Eric Lembembe, torturé et tué pour avoir défendu les droits des homosexuels


Selon la loi camerounaise, être homosexuel est passible de 5 ans d'emprisonnement. Si la majorité des pays africains limitent les droits des homosexuels (au Nigeria comme en Ouganda, ils pourraient prochainement être de nouveau restreints), certains font figure d'exceptions comme l'Afrique du Sud, seul Etat du continent à avoir autorisé le mariage homosexuel mais où les violences perpétrées à l'encontre des homosexuels perdurent.


Voir la carte L'homosexualité, un crime dans de nombreux pays d'Afrique et du Moyen-Orient


Le rejet par les sociétés peut s'avérer plus destructeur encore que la menace des tribunaux. Un certain conservatisme religieux au sein de nombreux pays, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, explique en partie le regard porté sur les pratiques homosexuelles. Le sociologue Charles Gueboguo interprète le sentiment anti-homosexuel prégnant dans la population camerounaise comme une tentative de construire une identité culturelle « originelle ».

PHÉNOMÈNE DE « BILINGUISME »

« Dans les imaginaires locaux, on observe comme une manière de penser qui voudrait que l'homosexualité soit une importation de l'Occident », explique M. Gueboguo, professeur à l'université du Michigan. S'il soutient que l'homosexualité existait au Cameroun avant que la colonisation ne débute, il estime important l'héritage colonial sur les législations actuelles : « Plusieurs pays africains, après les indépendances, et copiant les législations des anciennes puissances coloniales d'alors, interdirent l'homosexualité en la considérant comme un crime. »

Charles Gueboguo, qui a consacré l'essentiel de ses travaux à l'étude de l'homosexualité en Afrique, doute que la mort de Roger Mbédé puisse engendrer une prise de conscience au sein de la population camerounaise ou chez les responsables politiques. Aucun homme politique camerounais n'aurait, selon lui, le courage, ou l'intérêt, de se poser en tant que défenseur des droits des homosexuels. « Ils ne sont pas nombreux, ceux qui oseraient plonger dans la gadoue, si ce n'est pour pourfendre l'homosexualité », estime M. Gueboguo.

Le sociologue assure toutefois que « le rapport homosexuel s'exprime de plus en plus en public ». Deux boites de nuit gays ont ainsi successivement ouvert – et fermé – dans les années 2000 à Douala, capitale économique du pays. Nombreux sont aujourd'hui les hommes mariés, explique-t-il, qui fréquentent occasionnellement de jeunes hommes mais qui s'affichent publiquement comme étant homophobes afin de faire taire tout soupçon dans leur entourage. Certains parlent de « bilinguisme » pour désigner ce phénomène en apparence contradictoire.

Terence Perdrizet

 

  
Published by Gérard Warenghem
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:30

30 janvier 2014


Transmis par Clément Boursin (ACAT - France)

 

BENIN : Le Bénin doit interdire la torture

 

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décembre 2013


http://www.fiacat.org/IMG/pdf/Petition_Benin_10-12-2013.pdf


A l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme du 10 décembre 2013, la FIACAT propose de mener une action commune pour inciter le Parlement béninois à incriminer la torture dans son Code pénal.

En effet, bien que le Bénin ait ratifié, le 12 mars 1992, la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants qui prévoit que « tout État partie veille à ce que tous les actes de torture constituent des infractions au regard de son droit pénal », aucune disposition pénale n’interdit ni ne définit la torture au Bénin.
Les actes de torture sont punis en tant que coups et blessures volontaires et aucune peine précise n’est prescrite lorsqu’un agent de l’État se rend responsable d’un tel acte.

La FIACAT vous invite à télécharger la pétition ci-jointe et à la faire signer le plus largement possible, notamment lors de la Journée mondiale des droits de l’homme du 10 décembre 2013.


Signez la pétition en ligne !


 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:25

25 janvier 2014

 

Transmis par Paule Rigaud (via Facebook)


Les gouvernements et la société civile d’Afrique de l’Ouest débattent de la peine de mort à Freetown

 

Conférence sur la peine de mort en Sierra Leone : la société civile fortement représentée

 

Freetown, le 15 janvier 2013 – La FIACAT et les ACAT Burkina, Ghana et Mali ont participé à la Conférence sur la peine de mort en Afrique de l’Ouest organisée par Hands of Cain à Freetown (Sierra Leone) les 13 et 14 janvier 2013. Cette conférence a été l’occasion pour ces trois ACAT, et pour les autres membres de laCoalition mondiale contre la peine de mort de la sous région, de renforcer leurs capacités pour l’abolition de la peine de mort et d’inciter les représentants de leurs gouvernements présents à abolir la peine de mort dans leurs pays.


http://www.fiacat.org/conference-sur-la-peine-de-mort-en-sierra-leone-la-societe-civile-fortement-representee

 

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Voir aussi :


http://www.worldcoalition.org/fr/wast-africa-sierra-leone-hands-off-cain-fiacat.html

 

http://www.radioradicale.it/scheda/401023

 

http://www.radioradicale.it/scheda/401050/

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:20

24 janvier 2014

 

 

 

Carte interactive : la peine de mort dans le monde

 

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C'est à voir sur :

 

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/droits-de-l-homme/peine-de-mort/la-peine-de-mort-dans-le-monde/carte-interactive-la-peine-de-mort/

 

 

 
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