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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:15

 

Base de données sur la prévention de la torture

 

 

 

http://www.achpr.org/fr/mechanisms/cpta/torture-db/?s=r2


La base de données sur la prévention de la torture suit la progression des signatures et ratifications, par les États africains, des deux principaux instruments contre la torture, à savoir la Convention des Nations Unies contre la torture (CCT) et son Protocole facultatif (POCCT), qui établit les mécanismes internationales et nationales de visites dans les des lieux de privation de liberté avec le but de prévenir la torture et autres formes de mauvais traitements.

Nous fournissons également une liste, au meilleur de notre connaissance, des mesures prises dans le droit national par les États africains pour criminaliser la torture : conformément à l'article 4 de la CCT, chaque État partie veille à ce que tous les actes de torture constituent des infractions en vertu de sa législation pénale.

·         Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

·         Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:10

Entendu sur RFI

Le 18 janvier 2014


Tunisie : trois ans après la révolution, la torture continue


Par Véronique Gaymard

 


En Tunisie, trois ans après la révolution qui a provoqué la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier 2011, largement critiqué pour le recours systématique à la torture, ces pratiques n’ont pas disparu, bien au contraire. Deux organisations publient un rapport intitulé« Tunisie, un printemps inachevé, dix cas de torture passés au crible ».L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), et Track Impunity Always (TRIAL), une organisation basée en Suisse, dénoncent ces mauvais traitements et l’impunité dont bénéficient encore les forces de sécurité.

 

 Arretez-la-torture-en-tunisie.jpg

 

ECOUTER :

 

 

Tunisie : trois ans après la révolution, la torture continue
(03:32)

 

acat-trial_3_justice_en_tunisie-un_printemps_inacheve_janvi.jpg

 

 

 

 

Voir : http://www.acatfrance.fr/

 

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:05

9 novembre 2013


Transmis par Clément Boursin (ACAT France)

 

Le Comité contre la torture examine le rapport du Burkina Faso

 

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 7 novembre 2013

Le Comité contre la torture a examiné, hier matin et cet après-midi, le rapport du Burkina Faso sur les mesures prises par le pays pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

…..


 
Présentation du rapport du Burkina Faso

Présentant le
rapport initial du Burkina Faso (CAT/C/BFA/1), Mme JULIE PRUDENCE NIGNA SOMDA, Ministre des droits humains et de la promotion civique du Burkina Faso, a d'emblée déclaré que la torture était «une manifestation de la cruauté de l'homme dans sa forme la plus absolue», qui constituait «la négation même de ce qui est fondamentalement lié à la nature humaine: la dignité». C'est pourquoi le Burkina Faso a fait de la lutte contre la pratique de la torture une de ses priorités, a-t-elle ajouté, rappelant que le pays avait ratifié la Convention en janvier 1999 et son Protocole facultatif en juillet 2010.

….


Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

M. ABDOULAYE GAYE, rapporteur du Comité pour l'examen du rapport du Burkina Faso, a constaté que si le rapport initial du Burkina Faso était certes présenté avec un certain retard, l'essentiel était que le dialogue soit désormais engagé. Il a par ailleurs relevé avec satisfaction que le pays avait décrété un moratoire sur l'exécution de la peine capitale et que l'élaboration du présent rapport s'était accompagnée d'un processus de consultation de la société civile. À cet égard, il a souhaité en savoir davantage sur la nature de la consultation de la société civile.
….

 

A lire sur :  http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=13964&LangID=F

__________

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

 

 

burkinafaso

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:00

7 novembre 2013


Transmis par Clément Boursin (ACAT France)

 


http://www.fiacat.org/declaration-intervention-orale-conjointe-de-la-fiacat-et-de-la-fidh-sur-la-peine-de-mort-en-afrique


octobre 2013

 

54e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples

Point 10 : Rapports des membres de la Commission africaine sur la promotion et la défense des droits de l’homme en Afrique - Groupe de travail sur la peine de mort en Afrique

 

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Intervention orale conjointe de la FIACAT et de la FIDH

Banjul, le 28 octobre 2013  

Madame la présidente,

La 11ème Journée mondiale contre la peine de mort qui a eu lieu le 10 octobre dernier a mis l’accent sur l’absence de corrélation entre l’abolition de la peine de mort et un accroissement du taux de criminalité. Trop d’États africains soutiennent encore cette théorie qui permet souvent de contenter une opinion publique nationale hostile à l’abolition de la peine de mort.

La Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), au nom de la Coalition mondiale contre la peine de mort, souhaitent rappeler qu’aucune étude scientifique n’a pu démontrer que le taux de criminalité est lié à l’application de la peine de mort. La peine de mort est inefficace car elle n’est pas plus dissuasive que les autres sanctions pénales. Le supposé caractère dissuasif de la peine de mort, au même titre que la lutte contre le terrorisme ou la mise en avant du relativisme culturel, ne légitime en aucun cas l’application de la peine de mort.

Madame la présidente,

Le 24 juin dernier, le Nigeria a repris les exécutions, mettant fin à un moratoire de 7 ans. Quatre hommes ont été pendus dans la prison de Bénin, capitale de l’Etat d’Edo, après avoir passé 16 ans dans le couloir de la mort. Le Président Goodluck Jonathan a en effet rappelé aux gouverneurs des Etats qu’il était de leur responsabilité de signer les ordres d’exécution. Cette prise de position est particulièrement préoccupante car on estime le nombre de condamnés à mort au Nigeria à plus de mille.
L’État d’Edo a en outre modifié ce mois ci la loi sur l’interdiction des enlèvements en y introduisant la peine de mort pour toute personne déclarée coupable d’enlèvement ainsi que leurs complices.

Madame la présidente,

Bien que le Président du Cameroun ait commué de nombreuses condamnations à mort en prison à perpétuité, cette pratique n’a pas été formalisée et n’offre aucune protection aux 77 personnes condamnés à mort au Cameroun qui pourraient être exécuté si cette politique ad hoc venait à changer.

Lors du dernier examen du Cameroun par la Commission africaine des droits de l’homme et des peoples, la Commission avait recommandé au gouvernement de « prendre les mesures nécessaires et urgentes pour l’abolition de la peine de mort au Cameroun ». La Cameroun a ignoré cette recommandation et s’est contenté de répondre, au paragraphe 34 de son 3ème rapport périodique, que « Le Cameroun observe un moratoire de fait sur la peine de mort depuis 1997. Il vote de ce fait, depuis 2008, la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies y relative. »

La FIACAT et la FIDH invite le Cameroun à mettre en œuvre dans les plus brefs délais les recommandations de la CADHP en abolissant la peine de mort pour tous les crimes.

Madame la présidente,

La FIACAT et la FIDH souhaitent féliciter la Guinée Bissau pour avoir adhéré au deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politique visant à abolir la peine de mort et l’Angola pour l’avoir signé lors de l’ouverture de la 68ème Session de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2013.

Nous invitons les Etats africains qui ont signé ce Protocole, L’Angola, Madagascar et Sao Tomé et Principe à le ratifier dans les plus brefs délais. Nous invitons également les Etats qui ont déjà aboli la peine de mort mais n’ont pas signé ni ratifier le Protocole, à savoir le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Maurice, le Sénégal et le Togo, à le faire pour démontrer l’engagement du continent en faveur de l’abolition.

Madame la présidente,

Nos organisations saluent le plan d’action du Groupe de travail sur la peine de mort en Afrique. La volonté d’établir un protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur la peine de mort est un véritable pas en avant et nous souhaitons que ces efforts voient le jour rapidement. La FIACAT et la FIDH restent à la disposition du Groupe de travail sur la peine de mort en Afrique pour l’aider dans l’adoption de ce projet de protocole et plus généralement dans l’accomplissement de son mandat.

 

 

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Voir : http://www.achpr.org/fr/

 

 

 



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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:55

16 octobre 2013

 

La FIACAT : 

http://www.fiacat.org/

 

 

sur Facebook :

https://www.facebook.com/FIACAT?fref=ts

 


 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:55

ACAT – France

Mai 2013


Actions en cours


CAMEROUN :


http://www.acatfrance.fr/appel_urgent_detail.php?id=455

 

 

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MAROC


Signez l'appel de ce mois ! 

Maroc


France-Maroc, L'amitié de la honte 
DATE LIMITE LE 10 juin 2013  


> Situation > Agir 

 

 

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:53

29 avril 2013

 

Transmis par Louis Kpadey

 

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Lettre ouverte du Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON d’Aného à Faure Gnassingbé



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Publié le avril 24, 2013 

Il est vrai que le silence des hommes réligieux est parfois synonyme de complicité, vu leur rôle dans la société. D’autres devront lui emboîter le pas

 

Depuis l’annonce du décès des deux enfants, il semble être le premier réligieux à s’être exprimé publiquement sur le sujet. Dans une correspondance adressée à Faure Gnassingbé, on sent que le père Pierre Marie Chanel AFFOGNON, Directeur Diocésain de l’Enseignement catholique à Aného, est profondément touché par le drame des deux enfants tués dans le Nord du pays. Il parle « de fait horrible, grave, inhumain, intolérable et indigne des valeurs traditionnelles et chrétiennes » qui l’oblige à adresser cette lettre ouverte. Montre-t-il la voie à d’autres réligieux ou  même à sa propre hiérarchie? Wait and see! Lecture!

 


Aného, le 22 Avril 2013

 

 Lettre ouverte :

 

A Son Excellence Monsieur Faure GNASSINGBE,

Président de la République du Togo,

 Objet : Appel au respect de la sacralité de la Vie des enfants de notre très chère Patrie, le Togo

 Excellence,

C’est avec un cœur déchiré et une conscience de prêtre indignée, bousculée et gravement interpellée que je viens m’adresser à vous, à travers votre honorable autorité qui a aussi pour mission d’assurer la sécurité de tous les citoyens togolais dans le respect absolu de la vie de chacun et de  tous.

En effet, suite à la mort des deux élèves adolescents et des blessés, survenue à Dapaong par balles réelles et par contusion abdominale, à en croire les journaux, je n’ai plus la force de me taire après avoir célébré des messes pour leur repos en Dieu, le Seigneur de justice et miséricorde, le Dieu des vivants et des morts.

Ce fait horrible, grave, inhumain, intolérable et indigne de nos valeurs traditionnelles et chrétiennes m’oblige à vous adresser cette lettre ouverte. Je vous prie et je vous supplie, très humblement mais avec insistance, de bien vouloir prendre les dispositions idoines qui s’imposent afin que de telles violences des Forces de l’ordre contre des citoyens aux mains nues, cesse immédiatement et définitivement sur la terre de nos aïeux. Je souhaite vivement que des actions concrètes de soutien de différentes modalités soient entreprises officiellement envers les parents et les familles de nos illustres disparus qui portent certainement ce deuil de la façon la plus dramatique.


La suite sur : http://www.anctogo.com/lettre-ouverte-du-pere-pierre-marie-chanel-affognon-daneho-a-faure-tgnassingbe-10134

 

 

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Interview de Monsieur Pierre-Claver Akolly Amégnikpo DEKPOH


 

Président de L’ACAT-TOGO

 

 

J : Monsieur le Président Bonjour

 

DEKPOH : Bonjour !

 

J : Vous venez de passer deux mois à la tête de l’ACAT-Togo. Quelles sont vos impressions ?

 

DEKPOH : Merci ! Je dirai pour paraphraser la Sainte Bible que nous avons un grand champ à moissonner et une grande vigne à vendanger. Nous avons seulement à prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Ceci pour dire que les défis sont énormes à l’interne qu’à l’externe. Comme vous le savez, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo) est une organisation de lutte contre la torture et les peines ou traitements cruels inhumains ou dégradant ainsi que la peine de mort. La lutte n’est pas gagnée d’avance quand certains actes de violation des droits voire du droit à la vie continuent d’avoir cours dans notre pays. Il faudra donc s’armer de beaucoup de patience, d’une bonne dose de courage et d’abnégation. Nous nous inclinons devant la mémoire des jeunes Anselme Gouyano SINANDARE et Douti, tombés sous les coups et bales des FAT au cours des récentes manifestations des élèves qui réclamaient leur droit à l’éducation.

 

Mais tant que nous travaillons à la suite du Christ, le premier qui a été méprisé, flagellé et mis à mort, lui-même sera dans la barque et elle ne coulera pas. Nous nous en remettons à sa puissance de Dieu le Père tout puissant, au salut du fils, notre seigneur Jésus-Christ et à l’action du Saint Esprit.

 

J : Quels sont les défis actuels en matière des droits de l’homme ?

 

 La suite sur : http://www.peuples-observateurs.org/article-togo-intervew-du-president-de-l-acat-togo-sur-la-situation-actuelle-des-droits-de-l-homme-117340750.html

 

 

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Publiée le 23 avril 2013


Le porte parole de la Synergie des Travailleurs du Togo en appelle à la solidarité des Togolais pour que les coupables des crimes d'Anselme et de Douti soient rapidement trouvés et traduits en justice.


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:51

6 mars 2013


Transmis par Clément Boursin, ACAT

 

 

L'ONU dénonce les meurtres superstitieux d'albinos en Tanzanie

Le Monde.fr avec AFP | 05.03.2013 à 17h25


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Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, s'est déclarée "horrifiée" par une recrudescence des attaques contre les albinos en Tanzanie, liées à la sorcellerie. "Je condamne avec la plus grande fermeté ces meurtres vicieux, commis dans des circonstances particulièrement horribles avec des démembrements, y compris visant des enfants, alors que les victimes sont vivantes", a déclaré Mme Pillay mardi 5 mars dans un communiqué publié à Genève.

 

 

 

 

AGRESSIONS LIÉES À LA SORCELLERIE

Dans les seize derniers jours, il y a eu quatre attaques, dont trois concernant des enfants. Un enfant de 7 ans a été tué le 31 janvier avant d'être découpé et son grand-père qui essayait de le défendre a aussi été tué. Le 5 février, un bébé de 7 mois a été agressé mais a échappé à la mort, protégé par des villageois. Le 11 février, une femme de 39 ans a été attaquée pendant son sommeil par plusieurs hommes, dont son mari, qui lui ont coupé le bras gauche. Le 15 février, un enfant albinos de 10 ans a été attaqué sur le chemin de l'école par deux hommes qui lui ont coupé le bras gauche au-dessus du coude, a précisé Mme Pillay.

Ces agressions sont liées à la sorcellerie et leurs auteurs pensent que les prétendus pouvoirs liés aux albinos sont plus importants si la victime hurle pendant l'attaque, d'où ces amputations à vif. Mme Pillay a déploré que sur 72 meurtres de ce genre recensés depuis 2000, seuls cinq ont abouti à des poursuites judiciaires. Elle a appelé les autorités tanzaniennes à protéger les albinos, à poursuivre les meurtriers et à "mener des campagnes d'éducation et de sensibilisation".

 

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Revoir :

 

 


 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:50

1er mars 2013


Transmis par  Clément Boursin (ACAT - France)


 

Cameroun - l'amour est passible de trois ans de prison, mais la haine reste impunie

 

 

par

 

Neela Ghoshal

Published in:

Huffington Post [2]

février 28, 2013

 

 

 

"Ce sera sanglant". Tel est le message qu'a reçu un avocat camerounais en octobre 2012. "Dis à ton complice que nulle part dans ce pays [ses enfants] n'auront la paix".

Ces quatre derniers mois, deux avocats camerounais ont reçu une série de menaces de mort par courriel et par SMS. Les messages sont devenus de plus en plus virulents au fil du temps et consistent notamment en des menaces de mort à l'encontre des avocats eux-mêmes, de leurs enfants et de leurs clients.

Pourquoi une telle haine? Ces deux avocats, Maître Alice Nkom et Maître Michel Togué, ont eu le courage de défendre des clients accusés de comportement homosexuel, dans un contexte social et politique marqué par une homophobie.

Human Rights Watch a adressé récemment une lettre au président du Cameroun, Paul Biya, pour protester contre l'absence de réaction du gouvernement face aux menaces proférées à l'encontre de Maître Nkom et de Maître Togué.

Depuis 2010, au moins 28 personnes ont été poursuivies pour avoir eu des rapports intimes avec des personnes consentantes du même sexe, ce qui, au Cameroun, constitue un crime passible de cinq ans de prison. Le simple fait d'être présumé lesbienne, gay ou bisexuel est souvent un motif suffisant pour se faire arrêter. Les gendarmes et les policiers intimident et torturent ensuite les "suspects", par exemple en les frappant à coup de bâtons sur la plante des pieds, ce qui les rend incapables de marcher pendant plusieurs jours, tout en les questionnant longuement sur les comportements homosexuels qu'ils ont pu avoir.

Le plus souvent, les suspects passent aux aveux. Ils sont ensuite traînés devant le tribunal où, dans la majorité des cas, ils n'ont droit qu'à un simulacre de procès, dont l'issue dépend davantage des préjugés du juge sur les questions d'homosexualité et d'identité de genre que des preuves présentées.

Le cas de Roger Mbede en est un triste exemple. Il a été arrêté à Yaoundé en mars 2011 après avoir envoyé plusieurs SMS à un autre homme, C.F., lui faisant part de son attirance pour lui. Ces messages étaient pourtant respectueux et inoffensifs. L'un d'eux disait:

“Je suis tombé amoureux de vous".

Au lieu de décliner poliment les avances de Roger Mbede, C.F. est allé signaler l'affaire aux gendarmes. Ces derniers ont proposé de tendre un piège à Roger Mbede: C.F. l'inviterait chez lui ce soir-là et, lorsqu'il arriverait, des agents le prendraient sur le fait, ayant obtenu dans cette visite la "preuve" de son homosexualité.

En avril 2011, Roger Mbede a été déclaré coupable et condamné à trois ans de prison. Maître Togué, avocat spécialisé dans les droits humains, a pris connaissance de cette affaire et décidé d'assurer la défense de Roger Mbede. Maître Nkom, avocate, militante infatigable et fondatrice de l'Association pour la Défense des Homosexuel-le-s en 2003, s'est jointe à Maître Togué pour faire appel du jugement ayant condamné Roger Mbede.

Au cours des dix-huit mois qui ont suivi, alors que l'appel de Roger Mbede suivait lentement son cours dans les rouages de l'appareil judiciaire, le nombre d'arrestations pour "homosexualité" se sont multipliées au Cameroun, conférant au pays le triste record mondial du nombre de personnes poursuivies pour des pratiques homosexuelles consenties. Maître Togué et Maître Nkom travaillent sans relâche pour représenter les défenseurs de l'"homosexualité", prenant souvent à leur charge divers frais.

Malheureusement, l'engagement des deux avocats en faveur de la justice et de l'égalité des droits pour tous les Camerounais, quelles que soient leur orientation sexuelle ou et leur identité de genre, n'a pas été bien reçu dans certains quartiers. En octobre 2012, des tribunaux de Yaoundé ont tenu des audiences publiques dans deux affaires d'homosexualité, suscitant une attention nationale et internationale. Il s'agissait des procès de Roger Mbede, d'une part, et de Jonas et Franky, deux jeunes transgenres, d'autre part.

La veille de l'audience du procès de Jonas et Franky, la directrice de l'école où est scolarisée la fille de Maître Togué a dit à ce dernier qu'elle avait reçu un coup de téléphone, pendant la classe, d'un homme l'ayant chargée de dire à l'avocat qu'il devait arrêter de représenter des "pédés". À partir de ce jour-là, Maître Togué et Maître Nkom ont reçu des menaces par courrier électronique et par SMS. Un message envoyé à Maître Nkom disait:

“Continuez et vous verrez... Un accident est vite arrivé".

Un autre, envoyé à Maître Togué, le menaçait ainsi:

“Choisis celui de tes enfants que nous allons transformer en pédé comme toi”.

Maîtres Togué et Nkom ont tous deux porté plainte à la suite de ces menaces. Maître Togué est allé porter plainte en personne au commissariat de police, où les agents lui ont conseillé d'arrêter de prendre la défense des homosexuels s'il voulait éviter d'être la cible de menaces. Maître Nkom a déposé auprès du bureau du procureur une plainte écrite, restée sans suite.

Les menaces ont continué et se sont aggravées au moment du procès en appel de Roger Mbede, dont la condamnation a été confirmée, et au moment du procès en appel de Jonas et Franky, dont la condamnation a été invalidée. Juste après l'audience du procès de Roger Mbede, Maître Togué a reçu le message suivant:

“Abandonne cette folie ou alors tu iras à un deuil la semaine qui précède chaque procès".

Maître Nkom a reçu un message de menace à l'encontre de ses clients.

Au Cameroun, toute menace de mort écrite constitue un crime, passible de deux à cinq ans de prison en vertu de l'article 302 du Code pénal.

Toutefois, l'apparente inaction de l'État pour enquêter sur les menaces proférées à l'encontre de Maîtres Togué et Nkom est consternante, surtout lorsqu'on la compare aux efforts substantiels déployés par les responsables de l'application des lois pour traquer et poursuivre en justice les personnes accusées d'homosexualité. Au vu du nombre infime d'avocats assez courageux pour accepter de se charger des affaires d'"homosexualité", l'inaction de l'État peut s'apparenter à une violation du droit de la défense.

En d'autres termes, au Cameroun, lorsque vous envoyez un message d'amour, vous courez le risque d'être condamné à passer trois ans en prison. Par contre, si vous envoyez des messages de haine et de violence, l'État ne réagira pas.

En janvier dernier, le Président Biya a déclaré lors d'une conférence de presse à Paris que les "mentalités évoluent" au Cameroun en ce qui concerne l'homosexualité. Toutefois, le gouvernement ne devrait pas rester les bras croisés en attendant un progrès social qui tarde à se manifester, alors qu'au même moment des avocats courageux risquent leur vie.

Monsieur Biya devrait montrer l'exemple en déclarant publiquement que les menaces et la violence homophobes sont répréhensibles et ne seront pas tolérées. Il devrait veiller à ce que les forces de sécurité prennent des mesures immédiates pour enquêter sur les menaces adressées à Maître Togué et Maître Nkom.

Il est inacceptable que le Cameroun punisse l'amour mais laisse la haine se déchaîner.

 

 

 

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Me Togué (à g.) et Me Nkom (à dr.) sont célèbres pour leur défense des droits humains. © DR

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 17:45

 

27 octobre 2012


Transmis par Clément Boursin (ACAT)

 

 

 

jeudi 25 octobre 2012


Une défenseure des droits des homosexuels menacée de mort au Cameroun

Par RFI

 

Alice_Petition_large_0.jpgMaître Alice Nkom, avocate des droits des homosexuels au Cameroun, dénonce les menaces de mort dont elle-même et ses enfants font l'objet. Réputée pour la défense des droits de l'homme, Alice Nkom est l'une des rares personnes à prendre ouvertement position en faveur des homosexuels dans un pays où les pratiques homosexuelles sont interdites. Les menaces dont elle fait l'objet ont d'abord pris la forme d'appels téléphoniques nocturnes, puis de SMS. Des messages très explicites mais qui, dit-elle, n'entraveront pas son combat.

 

 

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Guinée Equatoriale : disparition d'un défenseur des droits de l'homme

Par Anne Vidalie, publié le 24/10/2012 à 18:09

images-copie-1.jpgL'avocat équato-guinéen Fabian Nsue Nguema n'est pas réapparu depuis lundi après-midi. Plusieurs associations humanitaires ont donné l'alerte.

GUINÉE ÉQUATORIALE - L'avocat et opposant Fabian Nsue Nguema a disparu depuis sa visite à l'un de ses clients à la prison de Black Beach, à Malabo, lundi. Ses proches sont inquiets.

Où est passé Fabian Nsue Nguema? Ce défenseur des droits de l'homme équato-guinéen n'a plus donné signe de vie depuis lundi après-midi, alors qu'il tentait de rendre visite à l'un de ses clients à la prison de Black Beach, à Malabo. Cet avocat de 65 ans, militant du parti d'opposition Union populaire, connaît bien les lieux. C'est là qu'il a été emprisonné pendant six mois en 2002 et torturé pour "insultes" contre le chef de l'Etat, Teodoro Nguema Obiang.

Lundi soir, Fabian Nsue Nguema n'est pas rentré chez lui. Le lendemain, son épouse a constaté que sa voiture était toujours garée sur le parking du centre de détention. "Sa disparition, alors qu'il se trouvait dans la prison, nous préoccupe beaucoup", souligne Daniel Bekele, directeur Afrique de l'ONG Human Rights Watch qui a donné l'alarme, aux côtés d'Amnesty International et de EG Justice, une association équato-guinéenne de défense des droits de l'homme basée aux Etats-Unis. "Le gouvernement doit enquêter de toute urgence, poursuit-il, pour savoir si Fabian Nsue Nguema est détenu au secret, en violation des lois nationale et internationale."

 

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