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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:21
Politique et Citoyen | 23 March 2007 à 06:24:29
Il s’agit de membres de l’ONG Actions des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT). Leur libération est intervenue mardi dernier. Ils avaient été arrêtés il y a deux semaines de manière arbitraire, selon le parquet de Kamina, rapporte radiookapi.net
 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:18
 
 
APPEL URGENT
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture
Mardi 27 mars 2007
Appel urgent n°24
SOUDAN
Risque d’exécutions
intervenir avant le 10 avril 2007
Mesdames Sadia Idries Fadul (22 ans) - de l’ethnie Four - et Amouna Abdallah Daldoum (23 ans) - de l’ethnie Tama - ont été condamnées à mort par lapidation, respectivement les 13 février et 6 mars 2007. Les deux femmes, originaires de la région du Darfour (ouest du Soudan), ont été déclarées coupables d’adultère par la cour criminelle d’Al-Azazi (située près de Khartoum), et leur peine pourrait être appliquée d'un moment à l'autre. Toutes deux ont été condamnées en vertu de l’article 146-a du Code pénal de 1991, qui dispose que toute personne reconnue coupable de relation sexuelle en dehors du mariage est passible d’une peine d’exécution par lapidation si elle est mariée (muhsan) ou, dans le cas contraire (non-muhsan), d’une peine de 100 coups de fouet. Lors de leur procès, elles n’ont pas été représentées par un avocat. Elles n’ont également pas pu se défendre elles-mêmes, étant donné qu’elles ne parlaient pas l’arabe, langue dans laquelle les débats ont été conduits, et n’ont pas bénéficié d’interprète.
Mesdames Sadia Idries Fadul et Amouna Abdallah Daldoum sont toutes deux mariées et mères de famille. Elles sont actuellement détenues dans la prison pour femmes de Wad Madani, dans l’État du Gazira. Madame Sadia Idries Fadul est emprisonnée avec l’un de ses enfants.
> SITUATION DE LA PEINE DE MORT
                                                                             
 
République du soudan
 
Capitale : Khartoum
Superficie : 2 505 813 km²
Population : 36,2 millions habitants
 
chef de l’etat :
Omar Hassan Ahmed al -bachir
 
Langue officielle : arabe
 
Peine de mort : maintenue
 
                                                          
La peine de mort est maintenue au Soudan mais il est impossible de savoir actuellement combien de personnes ont été condamnées, pour quels motifs, et combien ont été exécutées ces dernières années.
Selon l'Organisation Soudanaise contre la Torture (SOAT), entre mars 2003 et mars 2004, 71 personnes ont été condamnées à mort, dont au moins 13 ont été exécutées. En 2004, 88 condamnations à mort ont été annulées concernant des personnes accusées d’affrontements interethniques à Rizeiqat, au Darfour. En 2005, au moins deux mineurs ont été exécutés dans la prison Khartoum. En novembre 2006, sept hommes ont été condamnés à mort pour le meurtre de policiers lors d’émeutes survenues en mai 2005 dans un camp de déplacés.
Le Soudan se revendique un Etat islamique et applique donc la Charia en guise de code pénal. Comme en Arabie Saoudite, les « procès » se déroulent en arabe - la langue du Coran - mais un certain nombre de personnes ne comprennent pas l’arabe et, si elles le comprennent, il y a peu de chances pour qu’elles sachent le lire et l’écrire, à plus forte raison les femmes.
En conformité avec la loi de la Charia, le Code pénal soudanais prévoit des punitions corporelles comme les flagellations, les amputations, les lapidations et les crucifixions, en plus de l'exposition du corps en public après l'exécution.
Sur la base de l’article 146 du Code pénal soudanais de 1991, n'importe qui commettant le délit d'adultère doit être puni par la lapidation si le coupable est marié ; cent coups de fouet si le coupable n'est pas marié, tandis que l’homme célibataire peut être sujet, en plus des coups de fouet, à l’exil pendant un an.
Selon les articles 167 et 168, la peine pour le délit de vol à main armée, dite « harraba », est la mort ou la mort suivie de la crucifixion. L'article 171 établit que la personne qui commet un vol peut être condamnée à l'amputation de la main droite si la valeur des choses volées est égale ou supérieure à 4,25 grammes d'or.
Les peines de flagellation, amputation et exécution par pendaison ou lapidation sont des châtiments cruels, inhumains et dégradants, incompatibles avec les obligations qui incombent au Soudan en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Sur la base de la loi sur l'état d'urgence de 1998, le gouvernement a institué au Darfour des tribunaux spéciaux composés de deux juges militaires et un civil pour poursuivre en justice les cas de banditisme. Les prévenus, qui ne bénéficient pas d’une défense légale adéquate, ont une semaine de délai pour faire appel au tribunal du district. Pourtant, des cas de personnes exécutées le lendemain de la sentence ont été rapportés.
En ce qui concerne la lapidation, elle ne figure dans aucun texte du Coran. Dans la sourate 4 « Les femmes », verset 15, il est dit : « Appelez 4 témoins que vous choisirez contre celles de vos femmes qui ont commis une action infâme. S'ils témoignent, enfermez les coupables, jusqu'à leur mort, dans des maisons, à moins que Dieu ne leur offre un moyen de salut ». C'est la première sourate qui parle de punition à l'encontre des femmes en cas d'adultère caractérisé. Dans une autre sourate, la sourate 24 « La lumière » au verset 2, il est recommandé de châtier l’adultère par le fouet. Lorsqu'il a reçu ce verset, le Prophète a dit « voilà l'issue offerte par Dieu aux femmes adultères dans la sourate plus ancienne ».
Historiquement, la lapidation vient de la loi juive (Dt 22, 22-29). Elle ne fait son apparition dans les textes musulmans que dans les Hadiths. Les Hadiths sont le recueil des actes et des paroles du Prophète Mahomet et de ses compagnons à propos de commentaires du Coran ou de règles de conduite. Ils donnent lieu à diverses interprétations par les différentes écoles juridiques. Il ne faut jamais confondre le Coran et la Charia. Les Hadiths, en tant que récit, ont une portée moins importante que le Coran, parole révélée au prophète, et donc non susceptible d’être interprétée.
 
Lettre à :
 
 
His Excellency Lieutenant General Omar Hassan al-Bashir
President of the Republic of Sudan
Presidential Palace - PO Box 281, Khartoum - Sudan
Fax : 00.249.183.783.223
 
Copies à :
 
 
Ambassade du Soudan
11 rue Alfred Dehodencq - 75016 Paris
Fax : 01.45.63.66.73
 
Mr Ali Mohammed Ali al-Mardi         
Minister of Justice (Ministre de la Justice)
Ministry of Justice - PO Box 302, Khartoum, Soudan
Fax : 00.249.183.770.883
 
Ci-joint une proposition de lettre, que vous pouvez adresser telle quelle, datée et signée, sans oublier vos nom et adresse, ou réécrite à votre manière. Vous pouvez l’envoyer par lettre  à 0,85 Euros ou par fax.
 

H.E. Lieutenant General Omar Hassan al-Bashir
President of the Republic of Sudan
Presidential Palace
PO Box 281, Khartoum
Sudan
 
Monsieur le Président,
Membre de l’ACAT-France, je suis horrifié(e) d’apprendre que deux jeunes femmes, Amouna Abdallah Daldoum (23 ans) et Sadia Idries Fadul (22 ans), risquent d’être condamnées à la peine de mort pour adultère.
Opposé(e) en toutes circonstances à la peine de mort, je suis profondément inquiet(e) à l’idée que Sadia Idriss Fadul et Amouna Abdallah Daldoum soient lapidées jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Les deux femmes, condamnées sans avoir bénéficié des services d’un avocat ni d’un interprète dans leur langue maternelle lors de leur procès, ont fait appel de leur condamnation.
Je vous demande de vous assurer que leurs droits seront respectés au regard de la convention sur les droits civils et politiques que votre Etat a signée en 1986 et qu'elles seront jugées en toute impartialité sans recours possible à la peine de mort.
Je vous demande enfin d’abolir la peine de mort et de mettre fin aux peines d’amputations et flagellations.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.
 
L’Acat-France est affiliée à la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, ayant statut consultatif auprès des Nations unies, du Conseil de l’Europe et de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:15
 

ACAT-France
7 rue G.Lardennois, 75019 Paris
Fax : 00 33 1 40 40 42 44
Dr Chrispus KIYONGA
Minister of Defense
Box 132 Bombo, Ouganda
Mail : ckiyonga@parliamente.go.ug
 
 
 
 
Paris le 29 mars 2007
 
 
 
 
Objet : Renvois forcés / Craintes de torture ou mauvais traitements.
 
Dear Minister,
L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France) est gravement préoccupée par le renvoi forcé de l’Ouganda vers le Rwanda d’Ismail SALOMO, Asumani RUTIGANA, Aloysius BADEGE, Daniel KAZUNGU, Paul RWANGADO, Vedaste LYARWEMA, Peter BISAMAZA, Peter KABAGAMBE, Jackson SAFARI, François RUCEBA ainsi qu’environ soixante autres personnes. Les dix personnes ont été renvoyées le 13 mars 2007 en raison de leurs liens présumés avec un groupe armé illégal. Ils seraient détenus dans la caserne militaire de Remera, à Kigali. Une soixantaine d’autres personnes risquent aussi prochainement de faire l’objet d’une même procédure. Ces personnes sont membres du Rassemblement du Peuple rwandais, un groupe armé qui cherche à renverser le gouvernement rwandais.
L'ACAT-France craint que les détenus soient soumis à la torture au Rwanda ou à d’autres formes de traitement inhumains ou dégradants et que d’autres personnes soient également transférées de force en Ouganda.
Elle vous demande donc :
·        de respecter les obligations en vertu de la convention contre la torture, qui interdit l’extradition d’une personne vers un lieu où celle-ci risque d’être soumise à la torture ou à d’autres formes de traitement cruel, inhumain ou dégradant ;
·        de cesser toute autre procédure d’extradition de détenus vers le Rwanda jusqu’à ce que les normes relatives aux droits humains en matière de sécurité des suspects et d’équité des procès soient appliquées dans ce pays ;
·        d’engager les autorités rwandaises à faire en sorte que les Rwandais fuyant les persécutions puissent disposer de demande d’asile équitables ;
·        de respecter, enfin, le principe de non-refoulement des demandeurs d’asile et des réfugiés. 
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
 
 
 
Dominique BLONDEL
ACAT-France, Groupe Afrique
 
Copies : Ambassade d’Ouganda en France, Fax .
 
 
L’ACAT-France est affiliée à la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, ayant statut consultatif auprès des Nations-unies, du Conseil de l’Europe et de la  Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:12
 

ACAT-France
7 rue G.Lardennois, 75019 Paris
Fax : 00 33 1 40 40 42 44
Maj.- gen. Marcel GATSINKI
Minister of Defense and National Security
BP 85, Kigali, RWANDA
Fax : 00 250 577197
 
 
 
 
Paris le 29 mars 2007
 
 
 
 
Objet : Renvois forcés / Craintes de torture ou mauvais traitements.
 
 
Dear Minister,
 
L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France) est gravement préoccupée par le renvoi forcé de l’Ouganda vers le Rwanda d’Ismail SALOMO, Asumani RUTIGANA, Aloysius BADEGE, Daniel KAZUNGU, Paul RWANGADO, Vedaste LYARWEMA, Peter BISAMAZA, Peter KABAGAMBE, Jackson SAFARI, François RUCEBA ainsi qu’environ soixante autres personnes. Les dix personnes ont été renvoyées le 13 mars 2007 en raison de leurs liens présumés avec un groupe armé illégal. Ils seraient détenus dans la caserne militaire de Remera, à Kigali. Une soixantaine d’autres personnes risquent aussi prochainement de faire l’objet d’une même procédure. Ces personnes sont membres du Rassemblement du Peuple rwandais, un groupe armé qui cherche à renverser le gouvernement rwandais.
L'ACAT-France craint que les détenus soient soumis à la torture ou à d’autres formes de traitement inhumains ou dégradants. Elle vous demande donc :
·        de faire en sorte que les dix hommes transférés de l’Ouganda vers le Rwanda le 13 mars dernier ne soient pas soumis à la torture ni à d’autres formes de mauvais traitements ;
·        de leur permettre, sans délai, d’entrer en contact avec des avocats ainsi qu’avec leurs proches et de bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin ;
·        d’engager les autorités rwandaises à veiller à ce que ces personnes soient traduites en justice, dans les plus brefs délais, conformément aux normes internationales d’équité. 
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
 
 
 
Dominique BLONDEL
ACAT-France, Groupe Afrique
 
 
Copies : Ambassade du Rwanda en France, Fax 01 42 27 74 69.
 
 
L’ACAT-France est affiliée à la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, ayant statut consultatif auprès des Nations-unies, du Conseil de l’Europe et de la  Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
 
 
 
 
 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:10
 
APPEL URGENT
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture
Mardi 3 avril 2007
Appel urgent n°26
CÔTE D’IVOIRE
Violences sexuelles
intervenir avant le 24 avril 2007
Alors que des discussions sur la formation d'un nouveau gouvernement se sont engagées en Côte d’Ivoire – à la suite de la signature, en mars 2007, d’un accord de paix entre le pouvoir et la rébellion – l'étendue et la nature brutale des violences sexuelles commises à l'égard des femmes et jeunes filles dans le cadre du conflit restent largement sous-estimées par l’ensemble des belligérants.
Des milliers de femmes ont été, et sont encore, victimes de viols et d'agressions sexuelles commises, parfois systématiquement, par les forces de sécurité gouvernementales et les groupes d'opposition armés. Aucun des responsables de ces crimes n'a été traduit en justice.
Vu l’ampleur de ces crimes, il apparaît évident que les diverses forces combattantes ont eu recours aux viols et autres agressions sexuelles dans le cadre d'une stratégie délibérée visant à instiller la terreur à la population civile.
La volonté d’asseoir définitivement la paix dans le pays passera inévitablement par une recherche de la vérité et de la justice pour les victimes du conflit.
Il est aujourd’hui indispensable d'enquêter sur les violences sexuelles commises depuis 2002 et d'assurer des réparations judiciaires aux victimes, y compris une indemnisation et une réhabilitation.
 
 
> FEMMES : VICTIMES OUBLIÉES DU CONFLIT
« Les rebelles m'ont trouvée dans le village. Ils voulaient que je leur donne de l'argent et je leur ai dit que je n'en avais pas. Ils m'ont emmenée dans la forêt. Deux d'entre eux m'ont violée à tour de rôle. Pendant que l'un me violait, l'autre pointait le fusil contre ma tête. J'étais morte de peur, je ne pouvais pas bouger »
Anne (40 ans), violée en 2002
De très nombreuses femmes et jeunes filles – certaines âgées d'à peine dix ans – ont été victimes de viols ou ont été enlevées et réduites à l'esclavage sexuel par des combattants depuis septembre 2002, surtout dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. Ces viols ont souvent été commis par plusieurs agresseurs et ont été accompagnés de coups et de torture. Certaines femmes ont été violées en public et en présence de leurs parents et parfois même près de cadavres de membres de leur famille.
Le conflit en Côte d’Ivoire
En septembre 2002, un soulèvement armé a entraîné la plus grave crise politique et militaire qu'ait connu la Côte d'Ivoire depuis l'indépendance en 1960. À la suite d'une tentative de coup d'État, le pays a été coupé en deux, le Sud étant contrôlé par le gouvernement et le Nord passant aux mains d'une coalition de groupes d'opposition armés appelée les Forces Nouvelles (FN). Les deux parties sont séparées par une « zone tampon » contrôlée par des soldats internationaux.
« Ils nous ont mises dans une grande maison, il y avait plusieurs chambres, les rebelles étaient au nombre de 50, certains parlaient anglais, d'autres yacouba, guéré et dioula. Nous étions chargées de puiser de l'eau, de chercher du bois et de leur préparer à manger, des menaces régulières pesaient sur nous. Un de ceux qui m'avaient enlevée, un Libérien, m'a demandé d'enlever mes vêtements. J'ai refusé. Il m'a donnée deux gifles et m'a jetée à terre. Il a mis un couteau sous ma gorge et de l'autre main, il tenait un revolver et me menaçait. Il m'a frappée à l'aide de la crosse de son arme. Il a enlevé ses vêtements et m'a violée trois fois, il me considérait comme sa propriété». Constance, jeune femme, capturée et violée en 2003
Le viol, une arme de guerre
Des femmes et des jeunes filles ont été ciblées principalement pour des raisons ethniques ou politiques. Symboles de « l'honneur » de leurs communautés, des femmes ont été violées par des agresseurs qui cherchaient à humilier les victimes, les hommes membres de leur famille ainsi que l'ensemble de la communauté à laquelle ces femmes appartenaient.
Abandon des femmes violées
Les victimes de violences sexuelles sont souvent dans l'impossibilité d’accéder aux centres de soins existants. Les personnes vivant dans les zones contrôlées par les Forces Nouvelles (FN) sont pratiquement privées de tout accès aux services de santé publics. D'autres hésitent à se déplacer en raison du coût des trajets et du risque réel d'être à nouveau victime d'exactions. Afin d'avoir accès aux centres de soins, la plupart des victimes doivent passer par toute une série de postes de contrôle – où de nombreuses femmes ont été violées. De nombreuses victimes de viols, souvent avec des enfants à charge, ont été stigmatisées et abandonnées par leurs partenaires ou leur famille, ce qui les a condamnées à une extrême pauvreté.
Les viols et violences sexuelles commis dans le cadre du conflit ont aggravé la pandémie de VIH/Sida en Côte d'Ivoire.
Crime contre l’humanité et crime de guerre
Le viol et les autres formes de violence sexuelle commis par des combattants au cours d'un conflit armé – international ou non – sont qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre aux termes du droit pénal international et doivent être traités comme tels.
Impunité des violeurs
En dépit des très nombreux cas de viols et de violence sexuelle, commis sur l’ensemble du territoire ivoirien, quasiment aucun responsable de ces actes n’a été traduit en justice et condamné pour ces crimes et aucune victime n’a reçu réparation ni indemnisation.
·         Dans la zone Nord, contrôlée par les Forces Nouvelles (FN), l’impunité des auteurs de violence sexuelle est due à l’effondrement du système judiciaire et à l’absence de sanctions par les chefs de guerre contre les auteurs de viols.
·         Dans la zone gouvernementale, à l’issue et en raison d’une absence de volonté politique, le système judiciaire est réticent à enquêter sur les cas de viols perpétrés par des forces de sécurité ou des groupes ou milices progouvernementaux. Dans certains cas, des plaintes ont été déposées auprès de la justice militaire mais aucun des auteurs présumés de ces actes n’a jamais été traduit en justice.
Accord de paix
Le 4 mars 2007, un accord a été signé par le Président de la République, M. Laurent Gbagbo, et le Secrétaire général de la rébellion des Forces nouvelles (FN), M. Guillaume Soro. Cet accord prévoit la mise en place d'un nouveau gouvernement. Il prévoit également le démantèlement graduel de la zone tampon et appelle à la résolution des principaux points d'achoppement tels le recensement électoral ou le désarmement des éléments armés de l'opposition et leur intégration dans l'armée régulière.
Lettre à :
 
 
S.E. M. Laurent GBAGBO
Président de la République
Palais présidentiel
Abidjan
Côte d’Ivoire
 
Copies à :
 
Ambassade de la République de Côte d’Ivoire
102, avenue Raymond Poincaré
75116 Paris  
Fax : 01.45.00.47.97
 
Ci-joint une proposition de lettre, que vous pouvez adresser telle quelle, datée et signée, sans oublier vos nom et adresse, ou réécrite à votre manière. Vous pouvez l’envoyer par lettre  à 0,85 Euros ou par fax.
 
 
 
 
S.E. M. Laurent GBAGBO
Président de la République
Palais présidentiel
Abidjan, Côte d’Ivoire
 
Monsieur le Président,
Membre de l’ACAT-France, je suis gravement préoccupé(e) par le nombre de femmes qui ont été, et souvent continuent à être, victimes de viols et d’agressions sexuelles depuis 2002. Ces agressions sont le fait des forces de sécurité gouvernementales et des groupes d'opposition armés aucun des responsables de ces crimes n'a eu à répondre de ses actes devant la justice et ce climat d'impunité encourage les agressions sexuelles. Les femmes violées ont accès ni à une réparation efficace ni à des soins médicaux.
Je vous demande instamment :
·         de mettre en place des mécanismes d'enquête indépendants et transparents permettant de mener sans délai des enquêtes sur toute allégation de violence contre des femmes et de rendre publiques leurs conclusions ;
·         de veiller à ce que toutes les femmes victimes de violences puissent effectuer un recours judiciaire ;
·         de veiller à ce que toutes les victimes puissent bénéficier de toutes formes de réparation, y compris des mesures d'indemnisation, de réadaptation, et de garanties de non-récidive.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.
 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 09:08
ACAT - CCFD - SURVIE - SECOURS CATHOLIQUE
 
 
Monsieur Jacques Chirac
Président de la République française
55, rue du Faubourg Saint Honoré
Palais de l'Elysée
75008 Paris
 
Paris le 6 avril 2007
 
Objet : protection des populations du Darfour, position de la France
Monsieur le Président de la République,
La tragédie en cours au Darfour, que vous avez, vous-même dénoncée, se poursuit au vu et au su de tous : le Droit international humanitaire continue d'être régulièrement violé par les différents belligérants. Les populations, encore aujourd'hui, sont les principales victimes de ce conflit. Un cessez-le-feu se fait toujours attendre et le déploiement annoncé d'une force mixte de l'Union africaine et des Nations unies tarde à se réaliser, alors que la plupart des résolutions votées par le Conseil de Sécurité demeurent largement inappliquées.
L'Union européenne jusqu'à présent ne s'est pas montrée à la hauteur de cette crise. Elle avait pourtant su se montrer plus efficace et vertueuse en adoptant des sanctions individuelles dans d'autres cas[1]. Elle a jusqu'à présent échoué à le faire dans le cas du Darfour et du Soudan, le Conseil de l’Union européenne refusant même de suivre les recommandations en ce sens formulées par le Parlement européen dans une résolution du 15 février 2007 consacrée à la situation au Darfour.
Nous avons conscience que la résolution de la crise au Soudan en général, et au Darfour en particulier, devra à terme passer par un accord de paix large et accepté par l'ensemble des parties. Cependant les violations répétées par le gouvernement de Khartoum de ses propres engagements sont flagrantes. Son rejet de nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité de même que son relus évident de négocier de bonne foi et de coopérer avec le Conseil des Droits de l’Homme ou la Cour Pénale Internationale ont démontré a l'envi l'échec et l’impasse de la diplomatie limitée à des mots. II est plus que temps pour la communauté internationale de prouver sa détermination a protéger les populations du Darfour et après de nombreux mois passés a brandir la menace de sanctions, de joindre enfin le geste à la parole.
Nous sommes convaincus que des sanctions ciblées [2] sont indispensables pour contraindre les belligérants à arrêter les combats et à accepter le déploiement d'une force internationale de protection suffisante au Darfour, conformément a la résolution 1706 des Nations unies. De telles sanctions doivent viser non seulement les individus responsables des massacres, mais aussi le parti au pouvoir à Khartoum qui ne tient aucun compte des résolutions du Conseil du Conseil de Sécurité. En regard de cette urgente mise en œuvre de sanctions, une feuille de route objective devrait être établie et énumérer les différents domaines dans lesquels des changements de direction doivent être imposés depuis le désarmement  des Janjawids jusqu’à l’application de l’accord de paix avec le Sud Soudan, en passant par la fin des entraves au déploiement de l’aide humanitaire.
Au niveau européen, allant à l’encontre de la plupart de ses partenaires, la France s’est malheureusement opposée jusqu'à présent à la mise en application de ces sanctions. Nous pensons que la France ne peut banaliser ses relations diplomatiques et économiquesavec des régimes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et que les populations du Darfour ne peuvent attendre l'élection d'un nouveau Président, d’une nouvelle Assemblée et d’un nouveau gouvernement en France. Avant de « passer la main » à une nouvelle équipe présidentielle et gouvernementale, vous avez l’occasion de poser un dernier acte diplomatique majeur : faire que la France rompe enfin avec son attentisme coupable et soutienne la mise en œuvre de sanctions lors du Conseil européen des 23 et 24 avril.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.
 
Joël Thomas,
Président du CCFD.
Comité catholique contre la faim et pour le développement
 
- Marc Zarouatl. président d'ACAT France
- Jean-Pierre Richer président du Secours catholique/Caritas France
- Odile Biyidi, présidente de Survie.
 
 


[1] Biélorussie, RDC, Côte d’Ivoire, Moldavie, Birmanie, ZimbabweBidonne.  
[2] Refus de visas, gel des avoirs, gel des relations commerciales avec les pouvoirs publics et les gouvernements de Khartoum, gel des investissements dans le secteur pétrolier soudanais.
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