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Il s'agit d'informer le public sur les actions de l'ACAT envers l'Afrique

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Appel Urgent Soudan

 

APPEL URGENT EM@IL

Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture
 
APPEL URGENT ELECTRONIQUE
 
SOUDAN
PEINE DE MORT
 
Intervenir avant le 13 juin 2007
 
 
Situation

Abdelrhman Zakaria Mohamed et Ahmed Abdullah Suleiman, tous deux âgés de seize ans, ont été condamnés à mort, le 3 mai 2007, par un tribunal pénal de Nyala (Darfour). Abdelrhman Zakaria Mohamed a été reconnu coupable de « meurtre », de « coups et blessures volontaires » et de « cambriolage ». Ahmed Abdullah Suleiman a, quant à lui, été déclaré coupable de « complicité ». Le 6 mai, les deux adolescents ont été transférés à la prison de Shalla à el Fasher (Darfour).

Abdelrhman Zakaria Mohamed est accusé d’être entré par effraction dans une maison du quartier Alwhad de Nyala, le 28 février 2007, armé d’un couteau. Un des occupants a donné l’alarme et trois autres hommes de la famille se sont précipités pour l’aider. Une bagarre a alors éclaté entre les hommes et Abdelrhman Zakaria Mohamed et, alors que ceux-ci tentaient de le maîtriser, le garçon aurait poignardé deux des hommes, blessant mortellement l’un d’eux. Les hommes ont finalement réussi à immobiliser l’intrus, qu’ils ont conduit à un poste de police. Abdelrhman Zakaria Mohamed a alors indiqué à la police que son ami Ahmed Abdullah Suleiman était, lui aussi, mêlé à cette affaire. Ce dernier a ensuite été arrêté et inculpé de complicité.

Le Soudan a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant le 3 août 1990 ; il est par ailleurs partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Il s’est donc engagé, aux termes de ces deux traités, à ne pas exécuter de personnes pour des infractions commises alors qu’elles avaient moins de dix-huit ans.

 
Complément d'information

La peine de mort est maintenue au Soudan mais il est impossible de savoir actuellement combien de personnes ont été condamnées, pour quels motifs, et combien ont été exécutées ces dernières années. Mais d’après les derniers chiffres d’Amnesty International, au moins 65 personnes auraient été exécutées en 2006.

Le Soudan se revendique un Etat islamique et applique donc la Charia en guise de code pénal. En conformité avec la loi de la Charia, le Code pénal soudanais prévoit des punitions corporelles comme les flagellations, les amputations, les lapidations et les crucifixions, en plus de l'exposition du corps en public après l'exécution. Selon les articles 167 et 168, la peine pour le délit de vol à main armée, dite « harraba », est la mort ou la mort suivie de la crucifixion. L'article 171 établit que la personne qui commet un vol peut être condamnée à l'amputation de la main droite si la valeur des choses volées est égale ou supérieure à 4,25 grammes d'or.

Les peines de flagellation, amputation et exécution par pendaison ou lapidation sont des châtiments cruels, inhumains et dégradants, incompatibles avec les obligations qui incombent au Soudan en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

Sur la base de la loi sur l'état d'urgence de 1998, le gouvernement a institué au Darfour des tribunaux spéciaux composés de deux juges militaires et un civil pour poursuivre en justice les cas de banditisme. Les prévenus, qui ne bénéficient pas d’une défense légale adéquate, ont une semaine de délai pour faire appel au tribunal du district. Pourtant, des cas de personnes exécutées le lendemain de la sentence ont été rapportés.

 

Lettre à envoyer aux autorités soudanaises, et copie à l’ambassade du Soudan en France :

 
Mr Muhammad Ali al-Maradhi
Minister of Justice and Attorney General
Ministry of Justice

P.O. Box 302, Khartoum, Soudan

Fax : 000.249.183.780.796

Courriel : info@sudanjudiciary.org (l’envoi d’un courriel est complémentaire à l’envoi d’un courrier ou d’un fax)

 
Ambassade du Soudan

11 rue Alfred Dehodencq - 75016 Paris

Fax : 01.45.63.66.73

Courriel : ambassade-du-soudan@wanadoo.fr(l’envoi d’un courriel est complémentaire à l’envoi d’un courrier ou d’un fax)

 
 
 
Monsieur le Ministre,

Membre de l’ACAT-France, je suis horrifié(e) d’apprendre que deux mineurs, Abdelrhman Zakaria Mohamed et Ahmed Abdullah Suleiman, âgés de seize ans, ont été condamnés à mort, le 3 mai 2007,  par un tribunal pénal de Nyala et risquent d’être exécutés très prochainement.

Le Soudan en ratifiant la Convention relative aux droits de l’enfant le 3 août 1990,  s’est engagé à ne pas exécuter de personnes pour des infractions commises alors qu’elles avaient moins de dix-huit ans.

Opposé(e) à la peine capitale, parce qu’elle constitue une violation du droit à la vie, je vous demande de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’exécution d’Abdelrhman Zakaria Mohamed et d’Ahmed Abdullah Suleiman.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération.

 
 
 

L’ACAT-France appartient à la Fédération internationale de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (FIACAT) ayant statut consultatif auprès du Conseil de l'Europe et des Nations Unies

 
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