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Il s'agit d'informer le public sur les actions de l'ACAT envers l'Afrique

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Lettre à Jacques Remiller

SOUDAN - TCHAD

Monsieur Jacques REMILLER                  Paris, le 12 avril 2007
Président du groupe d’amitié France – Tchad

 
Casier de la Poste, Palais Bourbon
75355 Paris 07 SP
Fax : 04.74.78.22.93
 
 
Monsieur le  Président,
L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France) est vivement préoccupée par la situation au Darfour et ses répercussions sur le Tchad. Le conflit, qui a éclaté en février 2003 au Darfour, oppose plusieurs groupes rebelles à l’armée soudanaise, appuyée par des milices qui s’attaquent aux civils. Des débordements graves sont régulièrement observés au Tchad et en Centrafrique. Plus de 120.000 Tchadiens ont été déplacés par les violences transfrontalières dans l’est du pays, où sont regroupés plus de 232.000 réfugiés soudanais ayant fui le Darfour.  
Le 31 mars 2007, de graves incidents sont survenus dans les villages de Tiero et Marena, dans le sud-est du Tchad, faisant près de 400 morts. Les attaquants - milices janjawids venus du Soudan et milices arabes tchadiennes - ont mis le feu aux maisons dans les deux villages et ont tiré sur les populations civiles. Les troupes tchadiennes, cantonnées à Kou Kou, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Tiero et Marena, ne sont intervenues que le lendemain de l’attaque.
Le gouvernement tchadien ne protège pas suffisamment les populations touchées par ces attaques. Cette situation est particulièrement préoccupante étant donné que le gouvernement tchadien refuse d’autoriser les Nations unies à déployer une force capable de protéger les civils dans l’est du Tchad.
La situation ne sera réglée que par la cessation complète des hostilités entre le gouvernement tchadien et les groupes d’opposition armée et une fois la crise du Darfour résolue, mais la population civile du Tchad ne peut attendre. Il appartient à la communauté internationale d’agir, de toute urgence, pour protéger les civils dans l’est du Tchad. Le gouvernement Tchadien doit faire en sorte que cela soit possible.
Fort de l’intérêt que vous portez pour le Tchad, nous vous demandons donc d’intervenir auprès des autorités françaises pour qu’elles rappellent l’obligation aux autorités tchadiennes de protéger leur population et pour qu’elles acceptent le déploiement rapide d’une force de paix des Nations unies aux frontières du Tchad, du Soudan et de la Centrafrique.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.
 
 
Dominique BLONDEL
ACAT-France, Groupe Afrique
 
Copies aux députés membres du groupe d’amitié France –Tchad.
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