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Il s'agit d'informer le public sur les actions de l'ACAT envers l'Afrique

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ZIMBABWE

ZIMBABWE
Libérez les détenus politiques !
 
Le régime de Robert Mugabe est aux abois. La crise politico-économique risque d’embraser le pays. Pour se maintenir au pouvoir et éviter toute contestation, les autorités en place, au lieu de proposer des réformes, usent quotidiennement de la violence.
Le Président Robert Mugabe, âgé de 83 ans, est au pouvoir depuis 27 ans. Les dérives autoritaires de son régime, associées à une corruption galopante parmi les membres du gouvernement, ont poussé le Zimbabwe vers une grave récession économique. Les bas salaires n’ont pas suivi l’augmentation du coût de la vie. La population vit dans la misère et le taux de chômage dépasse les 80%.
Le Président Robert Mugabe envisage de prolonger son mandat présidentiel de deux ans jusqu'en 2010, ce qui suscite une vaste opposition au sein de la société zimbabwéenne. Depuis plusieurs mois, organisations non gouvernementales, associations paroissiales, travailleurs et étudiants organisent des mouvements de grève sporadiques dans le pays pour demander un changement politique démocratique. Pour éviter toute protestation, le gouvernement a interdit, depuis février 2007, tout rassemblement ou manifestation de l'opposition et a imposé un couvre-feu informel aux habitants de la capitale, Harare.
Outre ces restrictions aux libertés d’expression, d’association et de réunion, le parti au pouvoir - l’Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (ZANU-PF) - use régulièrement de la violence, via la police, pour faire taire toute voix dissidente : recours à une force excessive contre les manifestants, arrestations et détentions arbitraires, torture sur les opposants détenus …
Ainsi, le 11 mars 2007, la police est intervenue avec violence, à Harare, pour empêcher un rassemblement pacifique de l’opposition. Un militant du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a été tué par balles. Une cinquantaine de responsables du MDC, dont le président Morgan Tsvangirai, ont été arrêtés et détenus pendant trois jours avant d’être libérés. Ils ont été sévèrement battus durant leur détention. Au moins 300 sympathisants de l’opposition ont également été arrêtés depuis février 2007. Dans les campagnes, les militants du MDC sont pris à partie par les autorités et leurs milices qui craignent que le mouvement de l’opposition ne s’étende hors des centres urbains.
Le 13 mars 2007, des policiers ont fait une descente au siège de la principale confédération syndicale du pays - le Congrès des syndicats du Zimbabwe (CSZ) - et ont frappé quatre des permanents qu'ils accusaient de cacher des tracts anti-gouvernementaux.
Face au risque de chaos au Zimbabwe et à une possible extension de la crise aux pays voisins de l'Afrique australe, demandons à l’Union africaine (UA) de faire pression sur le gouvernement zimbabwéen pour qu’il mette un terme à la répression violente des rassemblements et manifestations de l’opposition et pour qu’il ouvre le dialogue avec l'opposition et la société civile en vue d’un gouvernement de transition.
 
 
 
 
 
H.E.M. John Kufuor
Chairperson of the African Union
Office of the President
The Castle, Osu
PO Box 1627, Accra
Ghana
 
Votre Excellence,
Alerté(e) par l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France), je suis sérieusement préoccupé(e) par la situation des droits de l’homme au Zimbabwe et par l’usage excessif de la violence pour réprimer toute voix opposée au régime du Président Robert Mugabe.
Le 11 mars 2007, la police a tiré à balles réelles sur des militants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) pour les empêcher de rejoindre une manifestation de l’opposition, tuant une personne. Au cours de l’intervention policière, une cinquantaine de responsables du MDC, dont le Président, Morgan Tsvangirai, ont été arrêtés. Pendant leur détention, ils ont été sévèrement battus. 
Le 18 mars 2007, le député du MDC, Nelson Chamisa, a été attaqué par huit inconnus dans l’enceinte de l’aéroport de Harare, alors qu’il partait en Belgique pour une réunion des parlementaires de l’Union européenne et de la région Afrique, Caraïbes et Pacifique. La veille, deux autres députés du MDC avaient été arrêtés dans le même aéroport alors qu’ils se rendaient en Afrique du Sud. Plus de 300 membres de l’opposition ont été conduits en prison depuis février 2007.
Les crises politique et économique du Zimbabwe ne pourront être résolues que par la mise en place d’un gouvernement de transition.
Je vous demande d’appeler le gouvernement zimbabwéen à :
·        remettre immédiatement en liberté tous les détenus de l’opposition politique ;
·        ouvrir rapidement une enquête impartiale et approfondie sur la mort du militant du MDC abattu par des policiers le 11 mars 2007, et sur tous les actes de torture infligés aux membres de l’opposition depuis février 2007, afin que leurs auteurs soient dûment traduits en justice ;
·        respecter les principes fondamentaux des droits de l’homme et de l’Etat de droit, en permettant notamment aux citoyens zimbabwéens d’exercer librement leur droit à la liberté de réunion et de manifestation.
Nous vous prions d’agréer, Votre Excellence, l’expression de notre haute considération.
 
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